FIC. 52. — BUSTE DE FEMME TROUVÉ A LA FARNÉSINE
(Rome.)
l’art étrusque et l’art romain.
Les peintures sont souvent exécutées d’après les procédés de l’encaustique, qui consistaient à délayer les couleurs dans de la cire fondue et à les faire mieux pénétrer dans \" l’enduit du mur par l’action du feu.
A côté de ces peintres anonymes, on en pourrait citer d’autres dont on ne connaît que les noms; mais la plupart de ceux dont parlent les écrivains latins sont des Grecs. Les Romains forment l’exception; cependant, dès l’époque républicaine, un patricien, Fabius, l’historien de la seconde guerre punique, n’avait point dédaigné d’exercer la peinture, ce qui lui avait valu le surnom de Pictor (peintre). Parfois ces artistes reproduisaient des épisodes des guerres de leur temps, et l’on vit même des généraux vainqueurs se tenir Fk>, 53. — ARC de TITUS. SOLDAT' portant SUT le Forum, à LE ch andelier juif a sept branches.
côté de tableaux *
de ce genre, pour expliquer leurs exploits à la foule.
Dans la décoration de leurs monuments et de leurs maisons, les Romains ont fait aussi un fréquent emploi de la mosaïque, déjà connue des Grecs, et, aux cubes de marbre et de pierre de diverses nuances, ils mêlèrent des pâtes de verre colorées. Ils s’en servirent surtout pour les pavements, mais parfois ils l’appliquèrent aux murs. Parmi les mosaïques anciennes très nombreuses qui nous sont parvenues, beaucoup sont fort simples et ne présentent
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L 'ANTIQUITÉ
que des ornements; mais il en est où se de'roulent de grandes compositions. Un des exemples les plus remarquables qu’on en puisse citer est la mosaïque conservée au musée de Naples, sur laquelle est retracée la bataille d’Arbèles.
Dans cette revue rapide de l’art romain, j’ai dû laisser de côté des séries d’œuvres entières, telles que les petits bronzes,