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CHAPITRE III

l’art arabe et les arts de l’extrême-orient

Sommaire. — L’art arabe se développe sous l’influence de l’art byzantin et de l’art persan. C’est en Egypte, au Caire; en Espagne, à Séville, à Grenade; en Syrie, en Perse, qu’on en trouve les plus beaux monuments; plus tard, pour la période turque, à Iconium, à Brousse, à Constantinople. Les Arabes ont surtout pratiqué l’architecture. Ils ont adopté la coupole byzantine dans leurs mosquées, mais ils se distinguent par des formes capricieuses (arc brisé, arc en fer à cheval), par une ornementation géométrique d’une merveilleuse fantaisie.

L’art hindou est surtout connu par des monuments postérieurs à l’art chrétien et qui se rattachent au culte bouddhique et au culte brahmanique. L’architecture en est confuse et chargée d’ornements. La sculpture est, en général, d’une grâce molle et manque d’expression.

L’art chinois est encore mal connu; l’art japonais, au contraire, a excité la curiosité contemporaine par l'originalité de ses bronzes et de ses peintures. On peut en suivre les évolutions depuis le vin® siècle jusqu’à nos jours. Les artistes japonais se distinguent par le sentiment du mouvement et de la vie, par l’observation de la nature et l’entente de l’effet décoratif.

Origines de l'art arabe. Influence byzantine et persane. — De l’art byzantin à l’art arabe la transition est naturelle, car il a existé entre eux des rapports évidents. Lorsque les Arabes, par de rapides conquêtes, eurent étendu leur domination de l’Espagne à l’Inde et développé en face

l’art arabe.

ac la- société chrétienne une vaste société nouvelle, partout dans les grandes villes de leur empire, à Cordoui à Kai rouan, a Palerme, à Alexandrie, à Bagdad, fleurit une civilisation brillante. L’esprit arabe, au moyen âge était plein de vivacité et d’éclat, avide d apprendre et de découvrir. Loin de repousser les civilisations étrangères, il aimait à les connaître et à s en inspirer, et meme recueillait les traditions de la philosophie et de la science grecques. D’ailleurs au moment

où Mahomet donna aux destinées des Arabes une direction nouvelle.

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