DONATELLO. — SAIN T -GEORGE S
(Florence.)
LA RENAISSANCE ITALIENNE
Robbia (1400-1482), dont la meilleure œuvre est la suite dbas-reliefs qu’il sculpta pour le Dôme de Florence. Des jeunes- gens et des enfants qui dansent, qui chantent ou qui jouent de divers instruments de musiaue y sont représentés : attitudes, types, expression, tout y est vivant et naturel. Mais Luca délia Robbia est en outre célèbre par ses bas-reliefs en terre cuite émaillée.
Après lui, les membres de sa famille héritèrent de ses procédés et, pendant près d’un siècle, formèrent une corporation d’artistes adonnés à cette sculpture polychrome. Bien d’autres, quoique moins illustres, seraient encore à citer, Agostino di Duccio, Desiderio da Settignano , Benedetto da Majano, Mino da Fiesole, les Rosellini, Pollaiulo, Matteo Civitali , etc.; mais on doit s'arrêter ici aux grands maîtres, à ceux qui dominent l’art et le dirigent. En ce qui concerne la technique, il est à noter que tous ces sculpteurs, fidèles aux traditions de l’antiquité et du moyen âge, continuaient à varier l’aspect du marbre pai l’emploi des couleurs et de l’or. Michel-Ange, semble-t-il, fut le premier à rompre complètement avec la polychromie.
Cl. Brogi, Naples.
(Florence.)
LA RENAISSANCE
Les peintres florentins au xv* siècle. — En peinture, les artistes florentins abandonnent les traditions de l’école de Giotto. Paolo Ucello (1 397-1475) répandait le goût de la perspective dont les anciens peintres ne se préoccupaient guère; Fra Filippo Lippi (1406-1469), fort en faveur auprès des Médicis, traitait les sujets religieux avec une liberté d’allures et une recherche de réalisme marquées. Le maître par excellence de cette première moitié du xve siècle est Masaccio ( 1401-1428), véritable précurseur de Raphaël, qui allie à la science de la composition tantôt la force, tantôt la suavité de l’expression. Si courte qu'ait été son existence, il a produit des œuvres où se sent déjà la pleine maturité du talent, comme ses fresques de l’église del Carminé, à Florence. Dans la suite, elles furent pour les jeunes artistes des modèles qu’ils étudiaient et qu’ils copiaient.
Cependant vivait encore une école attachée à l’idéal religieux et mystique de l’âge antérieur. Pendant la première moitié du xv® siècle, elle produisit un grand maître, .le dominicain Fra Angelico da Fiesole (1387-1455). Entré tout jeune au couvent, il conserva la foi naïve et profonde dont il a fait passer l’expression dans ses fresques et ses tableaux. Nulle part il ne s’est élevé plus haut que dans les peintures murales dont il décora le couvent de Saint-Marc, à Florence, et une des chapelles du Vatican, à Rome. Exécutées vers la fin de sa vie, ces dernières l’emportent sur ses autres œuvres par la variété des compositions : les sujets en sont empruntés à l’histoire de saint Etienne et de saint Laurent.
L'école florentine a la fin du xv® siècle. — Fra Angelico est une exception à Florence. Vers le milieu du xv' siècle, la nouvelle école naturaliste a triomphé dans tous les arts. Alors, dans un espace de dix à vingt ans, disparaissent la plupart des maîtres dont on vient de parler, et, avant d'arriver à Léonard de Vinci, à Michel-Ange, à Raphaël, commence pour l’école florentine une période de transition qui remplit la plus grande partie de la seconde moitié du xv* siècle. La civilisation italiennç prend un caractère de plus en plus profane. L’Eglise elle-même donne l’exemple : plusieurs cardinaux, des papes, comme Nicolas V, figurent parmi les humanistes célèbres. Laurent
BOTTICELLl. — LE PRINTEMPS. (Florence.)