‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 105 sur 263 · B. A. ]■:.. t. LXV. — É-iit. Fabié [Rihliô'f. Esp · texte numérisé non relu

B. A. ]■:.. t. LXV. — É-iit. Fabié [Rihliô'f. Esp

\HÏ SIÈCLE d'oIî. PHEMIÈRE PARTIE. PUOSE

la langue espagnole vis-à-vis des langues classiques el italienne. Il se vante, dans saDignUiad del hombre, de n'employer que sa langue maternelle. Son neveu, l'érudit Anibiosio de Morales, publia ses œuvres en 1586. Le traité sur la Dirjnité de l homme avait étt' antérieurement achevé, et publié (1546) par Framisco Cervantes de Salazar.

I»u Maestro Alejo Vanegas parfois Venegasi deux ouvi'ages sont à citer: une sorte de préparation à la mort, d'une inspiration à la fois chrétienne et stoïcienne : Agonia del IrAnsito de la muerte con los avisos y consuelos que cerca delta .son provechosos (1537}; et la Différence des Livres qu'il Il a dans l'Univers i Diferencias de libros que haij en el universo, 1540), c'est-à-dire des divers systèmes de philosophie : (la prédestination et le libre arbitre, la philosophie naturelle, la raison, la révélation). La 2" partie annoncée n'a pas paru.

Pedro Mejîa, noble sévillan (1502-1552), dont il a été déjà question Ip. 174), publia une suite de dissertations ou miscellanée érudite, en 1542, sous le titre de Silca de varia lerrii'm, souvent réimprimée par lasuite; puis, en 1547, six Cotoquios 6 Diâtogos. Le protonotaire Luis de Mejîa avait écrit un Avologo de la ociosidad y del trabajo, édité en 1546, pu- Cervantes Salazar, et enfin le dominicain Fr. Francisco Mejîa, le Diùlogo del Soldado (1555 , où l'on trouve des détails inattendus sur les autiquitt's de Valence, de Sagonle et de Barcelone.

Terminons celte série par le Uiàlogo de la rerdadera hoiira militar (1560), de Jeronimo Jiménez de Urrea, compagnon d'aimes de Garcilasn, Iraductinii- infatigable d'.U^ioste, de Saiinazar, de La Marche (V. p. 163). Ajoutons que cette période et la suivante sont extrêmement riches en œuvres didactiques et techniques de toute espèce, depuis les arts de la guerre ou de la navigation, jusqu'à la médecine et aux sciences, depuis la chasse jusqu'aux jeux, depuis le commerce el les linances jusqu'aux procédés des divers métiers. .Mais tous ces Manuels, d'ailleurs curieux, restent en dehors de la littérature.

i.naEs DK (.iii;\ Ai.KRin: 185

0. Littérature romanesque. Les romans de Chevalerie. — La |iostérité d'Amadis se iiiuiliplia exlraorUinaireniPiîl pendant tout le xvi'= siècle, et surtout pendant le règne de Carlos V. Le mérite du modèle et plus encore les mœurs et les goûts du public favorisèrent cette vogue des romans de chevalerie, qui tirent les délices de toutes les classes de la société indistinctement. La plupart d'entre eux se partagent entre deux familles, celle d'Amadis et celle de I^almerin.

On compte généralement douze parties dans la série des -Imarf/s, y compris les quatre qui constituent le premier l'oman portant proprement ce nom ; mais on ne s'accorde pas toujours sur les romans qui forment ces douze parties. (In doit à l'éditeur d'Amadis, Montalvo, las Sergas de Esplandiiin, que nous avons déjà mentionné; à Pâez de Ribera, le Floj'isando ;ialO), qui fut le neveu d'Amadis. Vinient ensuite Lisuarte de Greci'a (1514), petit-fils d'Amadis; Amadis de Grccia iiJlii. Ills de Lisuarte; Lisuarte et la mort d'Amadis 1526). de Juan Dîaz. \.' Amadis de Grecia, et les quatre partirs de Florisel de Niquea (i522-1.5.Tl) sont dus à Feliciano de Silva, de Ciudad Rodrigo, « le grand industriel littéraire <iui ouvrit le premier en Espagne, et peut-être en Europe, une fabrique de romans que le public dévorait avec autant d'avidité que les lecteurs d'Alexandrs Dumas la suite îles Trois Mousquetaires » [Menéndez Pclayo.) Feliciano de Silva, soit dit en passant, est aussi l'auteur d'un ouvrage d'un genre très différent, la Segunda dnnedia de Celestina[i^'M)K Le dernier des Amadis est D. Silres de In Selva, de Pedro Lujân (1546 .

t'almeri'n ne tarda pas à se poser en rival d'Amadis. La première partie {Palmerin de Oliva) date de 1511 : elle eut une femme pour auteur, mais son nom est jusqu'ici resté

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