SIÈCLE DOR. DEUXIÈME PARTIE. ÉPOPÉE
t" Ce même sujet avait été traité, en 1S76, par Juan de Coloma, vice-roi de Sardaigne (Década de la Pasivn de Cristo, 10 Hvres, en tercets); en 1384-, par Francisco Hernândez Blasco Universal Redenciôn. "»6 chants . H devait iMre repris plus tard par Fr. Durân Vivas Vida y Miterte de ynestro Salvador, 1643); par Juan Dâvila Pasinn del nombre Dios, 1661, en espinelas); par Enciso y Monzon La Cristiada, 1694). — C'est encore au drame de la Croix que se rattachent les Palabras de Cristo en la Criiz, de Fr. Diego de Murillo, et VInvenciôn de la Cruz, de Lopezde Zârate ( 1648).
5" Lope de Vega, dont nous retrouveions le nom partout à cette époque, s'élève infiniment au-dessus de ces versificateurs plus pieux que géniaux, même dans ses poèmes religieux, qui ne sont pourtant que des fleurons bien secondaires de sa couronne poétique. Son San Isidro Labrador date de 1599 (10 livres, en quinlillas). On sait que San Isidro est le patron de Madrid, qui lui rendit des honneurs particuliers en 1398. On retrouve dans ce poème l'ordinaire facilité, la grâce et les inspirations populaires • ■t nationales qui donnent un caractère si profondément '■spagnol à la plupart des œuvres de l'auteur. On est tenté de rapprocher du San Isidro, la longue et confuse improvisation Los Pastores de Belén (1612), mêlée de vers et de prose, où Lope fait raconter par des bergers l'histoire de la Sainte Famille jusqu'à la fuite en Egypte. Il y mêle toutefois, avec son ordinaire fantaisie, une foule de digressions, au milieu desquelles éclatent parfois de charmantes chansons, pleines de cette fraîcheur naïve des chants populaires.
6" C'est dans l'Ancien Testament que puisèrent leurs sujets le I)'' Alonso de Acevedo (Creaciôn del Miindo, 16i9i, l'un des versiticateurs les plus élégants et les plus habiles de ce groupe épique ; le D' Jacobo Uziel David, 1624, 12 chants en octaves), et Antonio Enriquez Gômez, counu par d'autres œuvres plus intéressantes <Saiistiii Sozarcno, 1636 .
7» L'histoire de la Vierge devait naturellement inspirer des poèmes très nombreux. Nous nous contenterons de citer, pour cette épo(iue, La Mejor Miiji-r // Viiijen, de