SIÈCLE DOR. DEUXIÈME PARTIE. POÉSIE
lions de poètes contemporains qui y reçoivent des louanges banales, sans nuance, ni précision, ni exactitude, conformément à-un modèle devenu courant et dont on peut voir déjà le type dans le Canto de Orfeo, de Montemayor, et dans le Canto de Titria, qui termine la Diana, de Gil Polo. Cervantes, qui, d'ailleurs, avait déjà fourni un catalogue de ce genre dans sa Galatea [Canto de Caliope), prend comme modèle de son Viaje del Pajuaso le Viaggio in Parnasso, du Pérugin Cesare Caporali ( 1531-1601). Apollon, assiégé par les mauvais poètes, dépêche Mercure auprès des bons, afin que ces derniers viennent à son secours. Mercure prie Cervantes de le renseigner (huit chapitres en tercets, avec un appendice, en prose très supérieure aux vers-. Mais, en somme, dans ces poèmes médiocres, il est aussi difficile de trouver de la poésie que de la critique. L'historien luimême y rencontre peu à glaner.