Edit. E. Wallace, Chicago
252 siÈci.i: D"ori. deuxième partie. — mystiques
sont pleins d'aperçus ingénieux, de remarques fines, parexemple sur le travail matinal fchap. 7), sur les fards et parfums fl2 , sur les maîtres et les serviteurs (11), sur Tallaitement maternel (18), sur la femme et la science (d6), et une foule d'autres points de morale et d'économie domestique. Moins orateur que Granada, mais plus poète Luis de Leôn, dans sa prose harmonieuse, a donné l'un des plus charmants modèles de langue castillane, de même que ses poésies se sont classées au premier rang de celles du Sircle dor.
12. Moins classique, moins pur de doctrine et de forme est le livre, d'ailleurs si curieux et si vivant, de l'augustin Fray Pedro Malon de Chaide (v. Io30 f 1596), intitulé Conversion de In Madakiin (lo88j'. L'auteur déclare qu'il a voulu lutter contre les lectures profanes et particulièrement contre la vogue des Libroa de Caballerias, « qui seraient mieux nommés Libros de Bellaqnerids », en mettant l'antidote à côté du poison, et, au besoin, en dissimulant la médecine sous les apparences séduisantes de la poésie. 11 fait une apologie du castillan qui rappelle celle qu'on lit en tête du ti'oisième livre des Noms du Christ, et constate à ce propos sa vogue universelle. Son plan (Madeleine pécheresse,— Madeleine pénitente, — Madeleine purifiée et sainte) lui permet d'embrasser toutes les phases de la vie de l'àme, comme tous les aspects de la vie mondaine. Mais ce qui donne de l'intérêt à cette exposition touffue et un peu vagabonde, ce sont précisément les digressions, les applications aux contemporains, les allusions, les peintures satiriques, les belles traductions ou paraphrases en vers des psaumes, les sonnets, les tercets, qui nous reposent de l'érudition souvent fastidieuse, et des broussailles scolastiques, dans lesquelles l'auteui- s'embarrasse lamentablement (voyez, par ex., III, 23, sur la prédestination). Par ses