‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 129 sur 263 · I. I)i: LOS ÂNGliLES. — PAIi \\ ICI.NO. — M IJîKMfJEIU · texte numérisé non relu

I. I)i: LOS ÂNGliLES. — PAIi \\ ICI.NO. — M IJîKMfJEIU

i|ualitôs iet peut-être par ses défauts i, cet ouvrage d'un plotinianisme éloquent mais d'un goût parfois inquiétant, où Marie-Madeleine cliantc de si jolies quiiUillas, fut l'un des plus goûtés du xvi*^ siècle linissant.

Le Jésuite Pedro de Rivadeueira 1 1527-1611) est à la fois historien dans le Schisme d' Angleterre, les Vies de Sainll'jnace et du V. Lainez, et mystique dans le Traité de la Tribulation, le Flos Sanctorinn et ses Lettres. Nous le retrouverons encore parmi les politiques, car il a voulu, à son tour, tracer le portrait du prince chrétien '.

T)ans st's Triuitfns drl Amo)- île Dios (1590), le franciscain l'ray Juan de les Angeles, moins connu que les précédents, suit, comme eux, <■ la doctrine du divin contemplatif Denis l'Aréopagite; et de Platon dans' son Banquet d'Amour, parce que, de tous ceux qui ont parlé de cette matière, ce sont eux qui méritent la palme ». La suavité de son éloquence se retrouve encore dans ses Diàloyos de la conqiiisla del cspiritual ij secreto reino 1 1595). — Citons encore divers traités i 1554» et VHistoria de la Reina de Saba (1568), de Fray Alonso de Orozco, aumônier d'Isabelle de Valois, et les trois ouvrages de Fray Diego de Estella (1524-1578), le Tratado de la cilla de S. Juan (155'tj, le Tratado de la vanidad del mundo- (1574), et les Meditaciones sobre cl amor de Dios (1578;.

Nous lerminrrons ce chapitre qui est loin d'élre épuisé; par quelques mots sur le prédicateur Hortensio Félix Paravicino y Arteaga (1580-1633), et sur le Jésuite Eusebio de Nieremberg. Le premier^, sans doute, mé-riterait plutôt de figurer parmi les cultistes, car son éloquence était d'un goût détestable, ou parmi les poètes, puisque l'on publia, en l(3irl, sous le titre de Obras pnstumas divinas // humana!>, le recueil de ses vers, très dignes d'un disciple enthousiaste du Gôngora des Soledades. Mais l'obscurité habiluelle de l'inspiration mystique se complique, dans ses sonnets

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