SIÈCLE DOU. DEUXIÈME PARTIE. — DIDACTIQUES
et autres poésies, des énigmes ctières aux cultistes, et l'on put voir dans ses sermons ce que deviennent, sur les lèvres ou sous la plume d'un sot, les raffinements pieux d'un Alcântara ou d'un Âvila. — Quant à Nieremberg 1590-1658 , il appartient chronologiquement à la période suivante ; mais, comme il y serait isolé, il n'y a pas, croyons-nous, grand inconvénient à le rattacher à ceux dont il procède directement'. Le Tratado de la hermof^ura de Dios (1641) reprend, une fois de plus, des sujets bien souvent traités Jusque-là, et il en est de même de sa Diferencia de lo temporal y eterno. Du moins [Nieremberg relève-t-il la banalité de ses amplifications par un style relativement simple pour l'époque. Il avait débuté par un ouvrage d'une nature fort différente, Obras y dias, Manual de senores y 'principes, où il prétendait, comme beaucoup de ses contemporains, donner les règles dun bon gouvernement.
13. Prose didactique. — Ce dernier ouvrage de ISieremberg nous conduit directement à l'étude des divers prosateurs qui se sont consacrés à l'étude des mœurs contemporaines et qui, sous des formes diverses (en dehors des mystiques et des religieux), ont cherché à vulgariser les préceptes de la philosophie morale, à l'usage des gouvernants ou de leurs administrés. Ces conseils et ces préceptes, l'Espagne en avait certes grand besoin. On les lui prodigua. Mais il faut bien reconnaître qu'ils lui furent médiocrement utiles ; le mal semblait s'aggraver à mesure que se multipliaient les médecins ou les empiriques.
Laissons de côté le Jardin de flores curiosas (1570), d'Antonio de Torquemada, qui n'est qu'un recueil de contes à dormir di'lioul, mais qui dut à toutrs les rïdïcuh'S patranas qu'il contenait sa pnpularit('', attestée par Cervantes. Uiva-