B. A. E., t. LXV
262 SIÈCLE d'or, deuxième partie. ÉRLDITS
vniversali scientia, quod niliil scitur, 1.577); — Pedro de Valencia {Academica, 1596), — l'hétérodoxe aragonais Miguel Servet (1d09-1jo3, Christianismi restitutio).
Il faut aussi se rappeler que le véritable effort de la pensée espagnole s'exerça dans la théologie ou la science des Ecritures, et qu'elle put s'enorgueillir à cette époque des nom? de Melchor Cane, Francisco de Vitoria. Luis de Carvajal, Alfonso de Castro, Arias Montano, Suârez, Vâzquez, Molina. Diego Laynez. Salmeron, Maldonado, Domingo de Soto, Domingo Bânez, Carranza, etc., etc. Mais ce chapitre de l'histoire de la pensée espagnole sort trop de notre sujet.
17. Érudits et critiques. — Epistolaires. — L'érudition et la critique littéraire sont représentées, dans cette période, par Arias Montano (1527?- 1598), l'auteur de la Bible polyglotte d'Anvers, de travaux sur les littératures hébraïque et grecque, — par Simon Abril, né en 1530 ^giammaiie grecque, grammaire latine, traductions de Cicéron, etc.:, — par Francisco de 'Vergara, traducteur de saint Basile (1544); — par Francisco Sânchez de las Brozas {El Brocense, 1553-1601, travaux de grammaire latine, commentaires ( ritiques . — Pedro Chacon antiquités latines^ — Hernâu Nûnez de Guzmàn, dit El Comendador griego, parce qu'il avait obtenu la dignité de commandeur dans l'Ordre de Saint-Jacques (saint Basile, Démétrius, Moschus, etc.), — Juan de Guzmân {Rhetorica, 1590). — Alonso Lopez, dit El Pinciano (de Valladolid), donna, en 1596, sa Filosofia antiyua poética en dialogues, l'un des meilleurs livres de critique poétique de l'époque; — Bartolomé Jiménez Patôn, en 160 î, son Elocuencia espanola en Arts, ou Traité de Uliélorique, et, en 1614, sa Grammaire espagnole; — Sébastian de Covarrubias yHorozco, en 1606, son précieux diciionnaire: Tesoro de la leugua castellana; — Bernardo de Aldrete, l.i même année, sa dissertation Del origen, y principio de la lengua castellana, souvent unie au Tesoro ; — Gonzalo