PREFACE XV
poraine. — Ces six époques sont d'importance et d'clendue fort diverses. Le « Siècle d'or », à lui seul, embrasse presque toute la durée de la dynastie autrichienne, et il a produit en foule les œuvres les plus importantes. Nous l'avons subdivisé en trois parties, — début, apogée, déclin, — dont les limites respectives restent, il est vrai, assez imprécises, mais qui, dans l'ensemble, sont aisées à reconnaître. Ce siècle nous paraît commencer, en réalité, avec les innovations, si fécondes, de Boscân et de Garcilaso; la mort de Calderén, après lequel il n'y a plus rien jusqu'à Luzthi, en peut marquer le terme extrême. Quant à la période dite conieinpoirane (de la fin du Romantisme à nos jours), elle est signalée, en Espagne comme en France, par des tentatives d'art fort diverses, dans l'infini détail desquelles nous ne pouvions entrer sans amener quelque confusion. Nous avons tenu cependant à donner à la littérature moderne et même contemporaine une place qu'on lui a parfois trop sévèrement mesurée. Au surplus, la table détaillée des matières, l'index alphabétique et la disposition typographique adoptée contribueront, je l'espère, à rendre plus commode l'usage du présent Manuel.
L'ambition d'un livre de ce genre doit être de fixer l'attention, d'aider la mémoire, d'éveiller la curiosité du lecteur. Le meilleur serait plus nuisible qu'utile si, au lieu dinviler à la connaissance directe des textes, il fournissait un prétexte pour s'en dispenser. Ce danger possible ne doit point cependant faire renoncer au service qu'on est en droit d'attendre de ces résumés. Si, après avoir, pendant trente longues