‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 149 sur 263 · I. Le plus célrbre dramaliiiue du groupe valmcien est · texte numérisé non relu

I. Le plus célrbre dramaliiiue du groupe valmcien est

1. l'iil)liés en pnriie par Salv.i [Calnlofjo, 1, p. ."il-SS, et tirage à part avec additions, \alencia. ISfiO. — Hécdition aufjmentée et lonliniiation de la publication par M. Marti Grajaies. \l volumes, Valencia, I90;i-1906.

i.llI.LÉN DE CASTlîO .'}07

Guillén de Castro y Bellvîs (1569-1631). Il débuta par quelques essais ( 1592-1. ')94) à lAcadémie des Nocturnos, sous le nom de Secreto, et jouissait déjà dune réputation sérieuse au début du xvir' siècle, il était alors chargé de la police et de la défense des côtes contre les pirates [Capilàndel giuo y de la caballeria de la costa). Autant qu'on peut le supposer d'après ses poésies, il quitta Valence dans les premières années du nouveau siècle à la suite d'aventures romanesques. D. Juan Alonso Pimentel, comte de Henavente et vice-roi de Naples de 16(»5 à 1610, le nomma, en juin 1607, gouverneur de Scigliano, dans la Calabre citérieure. Il écrivit, à cette époque, d'assez nombreuses poésies ; mais, dès 1609, il était de i-etour à Valence où il fonda, en 1616, l'Académie des Montanesea del Parnaso. A partir de 1620, il habita Madrid, sauf quehjues séjours à Valence. Il rerut, en 1623, l'habit de Saint-Jacques et mourut le 28 juillet 1631. Une clause de son testament mal interprétée semble avoir donné naissance à la légende de son extrême dénuement. Il avait été marié deux fois au moins, la première en 1395.

Ses œuvres dramatiques sont contenues pour la plus grande partie en deux volumes renfermant chacun douze comédies. Le premier parut, en l'absence et sans l'autorisation de lauteur, en 1618, si vraiment ce qu'il nous dit dans l'édition de 1621 se rapporte bien à celle de 1()18, et non à une autre antérieure. Quoi qu'il en soit, Casti'o en donna une édition définitive en 1621, et le deuxième recueil vit le jour en J625. Qu(.'lques autres comédies furent publiées à part ou dans d'autres collections. En fin, ou a signalé diverses pièces manuscrites, de telle sorte que le nombre de ses drames dépasse cinquante. Parmi les plus célèbres, il faut mettre au premier rang les Mocedadcs (1" partie) et les Uazanas [2" partie) del Cul ', fondés presque exclusivement sur les vieux romance^. On sait que le premier de ces drames inspira directement le Ckl de Corneille. Viennent

1. Kéiinpression de ledit, de 1621 par Foerster, Bonn, l,S78. Edit. des Mocedarles par E. Mérimée, Toulouse, 1890.

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ensuite El Conde Alurcos, El Conde Dirlos, pour lesquels Castro continue à empruntei^ aux romances populaires; Los mal casados de Valencia [Les mal mariés de V.), où l'on soupçonne des allusions k la vie privée de l'auteur; El Curioso impertinente, La Fuerza de la samjre et Don Quixote* (épisode de Fernando et Dorotea), trois emprunts à Cervantt^s; La Justicia en la piedad, El A'arciso en su opinion, modèle du Lindo D. Dieç/o, de Moreto, et Inc/ratitud por amor'^.

Castro est un admirateur et un imitateur résolu de l.ope. Sa poétique s'inspire exclusivement du goût nalional et populaire, et, sous le rapport de la conception générale des sujets, de l'ordonnance, de la métrique, il ne diffère guèie de son modèle. 11 a moins de grâce et plus d'énergie, mais cette énergie dégénère vite en brutalité. Quoiqu'il ait parfois traité des sujets comiques, c'est cette recherclie habituelle de sujets dramatiques, de sentiments violents, d'aventures surprenantes, mêlée à l'obscurité de l'intrigue et à la subtilité précieuse du style, qui constitue la manière propre de Castro. Son nom restera surtout célèbre par les deux belles tragédies du Cid.

U est temps d'arriver, puisque la Comcdia espafiola est déjà formée, à celui qui la personnifie mieux que tous les autres, à Lope de Vega. Mais, auparavant, disons quelques mots de certains dramatiques qui, antérieurement à lui, cherchèrent leur voit' dans des directions difîérentes.

Le premier, Jerônimo Bermûdez if 1589i, était un moine galicien, professeur à Salamanque. Il publia, en 1577, deux tragédies. Primeras Tragedias espafwlas, comme il les désigne, sur les malheurs et le triomphe d'Inès de Castro d'après le Portugais Ferreira, v !")60). Ce sont la Msr

i. Uéédité par la Société Lo Eul l'onal, de ^■alen''e. 100.';. avec le portrait de Castro (?), par J. liihalla. 2. F.dit. par liennert. IMiiladelphie. 1899.

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