LOPE DE VEGA
(Inès) lastimosa et la Nise laiireada. Ces pièces, de facture classique, en cinq actes et avec chceurs, jouirent de Teslime des lettrés *.
Le qualificatif de Divino (bien prodigué, il est vrai!) et les hyperboliques éloges des contemporains nous font regretter de ne posséder qu'une faible partie de l'œuvre du D"" Miguel Sânchez, de Piedrahila de Pisuerga. Son romance de (iaiferos (cité dans le Quijote), les Silvas del Inocente Cordero (1605), et deux pièces : la Guarda cuidadosa et la hla bàrhara-, ne peuvent nous donner qu'une idée incomplète de ce poète, qui écrivait déjà dans la dernière décade du xvi» siècle.
Nous avons signalé l'intérêt du théâtre de Cervantes au point de vue de l'histoire dramatique. Les tragédies de Lupercio de Argensoja : habela, Alejandra, Ft7/s(Voy. p. 216), indiquent, comme celles de Bermi'idez, une lontalive pour se rapprocher quelque peu du type classique. A prendre au sérieux les déclarations de Cervantes, elles auraient eu, vers 1585, un succès prodigieux; mais elles disparurent bientôt complètement, et lorsque Sedano, en 1772, impiima les deux premières ^ (la FUis est perdue), elles semblèrent •extravagantes et froides. Elles se divisent en trois actes avec chœurs, et sont pleines de complications mélodramatiques.
LE TRIOMPHE DE LA COMEniA
5. Lope de Vega. — Biographie. — l.ope Félix de Vega Carpio naquit le 2:) novembre 1562, à Madrid, d'une famille qui se prétendait noble et originaire du Val de Carriedo, dans la Montaûa des Asturies. En réalité, son père Felices ou Félix [f en 1578) exerçait le métier de brodeur. Lope fut un enfant extraordinairement précoce. Il entremêla de