‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 154 sur 263 · SIECLE D OR. DEUXIEME PARTIE. — THEATRE · texte numérisé non relu

SIECLE D OR. DEUXIEME PARTIE. — THEATRE

en celte matière (1603), nous fixe avec une amusante précision. Il nous énumère toutes les compagnie sdepuis la plus simple, le bidulâ, jusqu'à la plus complète, la rompafUa, en passant par le fiaque deux acteurs;, la gangarilla (trois ou quatre), le cambaleo (cinq acteurs et une femme), la garnacha (cinq à six hommes, une femme, un jeune garçon), la bojiganga (six ou sept hommes, deux femmes, un jeune garçon), la farùndula (huit ou dix hommes, trois femmes). — En 1603, il n'y avait que huit compagnies reconnues officiellement (reales ou de titulo), mais leur nombre augmenta rapidement. Les théâtres étaient fermés pendant le carême et à certaines fêtes. Il y aA ait à Madrid deux théâtres, celui de la Cruz^ depuis 1579, et celui del Principe, depuis 1382 : ils avaient remplacé les anciens Corrales de la Puerta del Sol, de Isabel Pacheco, de Burguillos, de Cristûbal de la Puente, etc. Ces théâtres appartenaient à des confréries pieuses qui y prélevaient le droit des hôpitaux. Les représentations, annoncées par affiches, avaient lieu à trois heures en été, à deux heures en hiver. Les principales places étaient le parterre (paiio), où l'on restait debout; les gradua ou amphithéâtre, les aposentos (galeries), les desvanes (paradis); au fond, face à la scène, la cazuela (casserole) ou baignoire des femmes. Le buffet était représenté par Valojero où Ton vendait Valoja, sorte de coco au miel. L'alcalde avait sa loge spéciale sur la scène. Cette dernière était couverte d'un toit: on tendait une toile (toldo) sur le patio, plein d'un public populaire très bruyant: c'étaient \esmosqueteros, les infantes, les alabarderos.

La représentation commence par la Loa, lever de rideau ayant parfois, mais pas toujouis, quelque rapport avec la pièce annoncée '. Entre le premier et le deuxième acte, de même qa entre le deuxième et le troisième, on représentait deux intermèdes (entremeses), courtes scènes amusantes, d'un caractère le plus souvent populaire. On terminait par le saijnete (bonne boiuhe), avec divertissement chorégra-

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