‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 158 sur 263 · Edit. Mil! on A. Buchanan, Baltimore · texte numérisé non relu

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3. Comedias esco^idas. Edic. de la R. Acul. Esp., iSbl, 3 vol. (9 pièces).— B. A. E., t. XX.— Tesoro d'Ochoa, t. IV (4 pièces).

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ùnif 1res noble l-I un talent très pur. C'est à peu près le seul des dramaturges du temps qui semble avoir mûrement composé et soigneusement corrigi' ses œuvres. Aussi ces dernières, si elles furent souvent jouées, furent-elles — relativement — peu nombreuses. Les Comédies d'Alarcôn parurent en deux parties (i6"28 et 1634); la Parte /" ne contient que huit pièces.

Alarciuî ne manquait point de puissance dramatique : son Tcjcdov (tisserand) de Segovia le prouve. C'est un dranndans la manière romantique, plein d'un souflle chevaleresque, où les tableaux pittoresques abondent. Il met en scène une sorte de Hernani populaire, bandit par point d'honneur. Mais ce qui distingue Alarc<'m, c'est l'élévation, la noblesse du sentiment, qui apparaît, par exemple, dans Los pechos privilcgiados (Les seins pricilèyiés), où le Comte donne un si bel exemple de loyalisme chevaleresque, et où nous pourrions signaler tant de vers cornéliens; — dans Los favores dcl }]itndo, dont le héros est un Garci Huiz de Alarcon, prétendu ancêtre du poète; — et surtout dans la noble pièce de Ganar amigos, dans laquelle triomphent la loyauté, la foi et l'honneur. Parmi les comédies proprrment dites, il en est quatre qu'il faut meltie hors de pair: d'abord La Verdad sospecltosa (ou cl Mentiroso) ', qui enchantait Corneille et pour laquelle >• il eût donné ses deux meilleures œuvres ». Quoiqu'on dise Voltaire, il est probable que, même sans la Verdad, nous aurions eu un Molière, mais cette pièce est certainement l'une des plus amusantes et des mieux faites de ré[)Oque. C'est une comédie à la fois de caractère et d'intrigue, dont la conclusion est plus logique que celle du Menteur français et dont le style, sauf en quelques passages trop gongoristes, n'a pas vieilli.

Las- paredes oijen [Les murs ont des oreilles) complète le Mentiroso. C'est une étude critique de la médisance, un panégyrique de la franchise. Il y a probablement dans celte

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