‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 159 sur 263 · SIÈCLE DOR. DEUXIÈME PARTIE. — THEATRE · texte numérisé non relu

SIÈCLE DOR. DEUXIÈME PARTIE. — THEATRE

pièce beaucoup d'allusions à la vie ou au caractère de Tauteur. — Mudarse por mejorarse {Changer et s'améliorer) fournit un exemple — assez rare à cette époque — d'une intrieue simple, de caractères fins et délicats, sobrement dessinés . Leonor, Dofia Clara, le marquis, l'inconstant Garcia). — LExamcn de Maridos constitue une charmante étude de mœurs, où l'on nous montre, en une intrigue à la fois simple et originale, le noble désintéressement de l'amitié.

Avec Alard'in, la Comedin, tout en conservant ses caractères distinclifs, évolue sensiblement vers la comédie de mœurs et de caractère. L'évidente préoccupation morale, la portée philosophique de la fable, la structure plus régulière du plan et de l'intrigue, la sobriété relative des incidi'nts, enfin le style plus travaillé, font de lui le plus classique, au sens français du mot, des auteurs dramatiques de ce siècle. C'est aussi celui qui se rapproche le plus de notre goûl moderne, celui, sans doute, qui si^ait le mieux compris et le plus apprécié chez nous.

9. Le si'villan Diego JiménezdeEnciso ' (né en 1385, mort vers 1633), malgn'' hi< l'ioues que lui prodiguèrent les contemporains, est complètement oublié aujourd'hui, et ce que nous connaissons de lui ne perim-t guèn' d'espérer un retour de popularité.

Antonio de Mendoza- fui .surlouL un poète de Cour ? 1390-1644), mais il faut remarquer, à cette occasion, ([ue, sur la scène des palais royaux, la Comedia revêt les mêmes caractères que sur celles de la Cruz ou du Principe : seigneurs et peuple étaient, à ce point de vue, à peu piès sur le même niveau. L'œuvre de

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