‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 160 sur 263 · DRAMATIQUES SECONDAIRES · texte numérisé non relu

DRAMATIQUES SECONDAIRES

Mciidoza ne diffère en rien, quant à la forme el à l'esprit, de celle de Lope et de Tirso : it n'y a entre elles qu'une différence de talent, mais elle est sensible. Sa meilleure pièce, des huit ou dix qu'il laissa, est Amorcon ajnor sepaga (Amour pour amour). Viennent ensuite : Màsmcrece quien mâx ama, [Mieux vaut qui aime mieu.n , et El trato muda coslumbre [Expérience change les icU'es]. Il collabora avec Quevedo à un drame [Quien màs miente niedra mns — Qui ment,plus réussit mieux) pour une fête royale, en 1631. Ses poésies lyriques furent imprimées avec ses autres œuvres, en 1690.

10. Juan Pérez de Montalvân', (ils dun libraire madrilègne (1602-1638,. fut le disciple favori, en même temps que le biographe de Lope, à la gloire duquel il composa la. Fama pôstuma. rs'i son poème d'Orphée (1624), ni sa Vida y pur g atorio de San Patricia ne contribuèrent beaucoup à sa réputation. Ses polémiques violentes avec Quevedo, contre lequel il aurait écrit divers libelles, et qui lui répondit par la Perinola, lui assurent du moins une célébrité qui n'a rien d'enviable. (Test surtout la compilation encyclopédique et indigeste du Para todos (1632) que Quevedo tourne en ridicule. Du moins les comédies de Montalvân obtinrent-elles un succès indiscutable, que la postérité, il est vrai, n'a point confirmé. Elles sont au nombre d'une soixantaine, éditées en majeure partie en 1638 et 1639. Elles ressemblent naturt'llement beaucoup, avec le génie en moins, à celles de son maître Lope. Il en est parmi elles d'historiques, sur Séjan, sur les Templiers, sur Felipe 11 et le prince Don Carlos (El segundo Séncca de Espaiia), sur Don Juan d'Autriche, sur le Maréchal de Birou. Il en est de religieuses, comme El divino Nazareno, et parmi celles-ci, l'on peut ranger les Autos [Poli femo, Escanderberg). Mais les meilleures appartiennent encore au genre national de capa Il espada . La plus justement célèbre est celle des Amanteti du Teruel, sujet traditionnel, mais arrangé ici

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