A. E., t. XLVl etL
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(le lïnstriiction publique. Grâce aux efforts de ces bons citoyens, l'état honteux de renseiiiuement, signalé par les satires de Villaroel et les écrits plus graves de Pérez Bayer Por la libertad de la literatura espafwla) s'améliora vers la lin du siècle, et les théories modernes, depuis celles de Locke et de Bentbam Jusqu'à celles de Condillac et de Destutt de Tracy, figurent pour la première fois dans les programmes universitaires.
Comme poète, Jovellanos a laissé des poésies lyriques et pastorales, artificielles, prosaïques, et quelque peu ridicules, avouons-le, sous la plume d'un si grave personnage et à une telle époque; des satires morales et philosophiques, plus dignes de lui [Contre la mauvaise éducation de la Noblesse \ — Sur l'état de l'Espagne de Godoy, — Sur les vaines occupations des hommes, — Satire à Posidonio, etc.) Mais, en somme, Quintana Ta dit avec raison, son style est plutôt une prose nolde, élégant'e, qu'une diction véritablement poétique. Ses vers sont courts, mal construits, sans grâce, sans cadence et sans harmonie. Le seul titre sérieux du dramaturge, nous l'avons noté, est le Delincuente honrado, car la tragédie de Pclayo n'a dû qu'aux événements politiques quelques instants passagers de faveur, et une apparence de vie et d'intérêt. Il convient d'ajouter que cet homme si ouvert à toutes les vérités, si en avarice sur son siècle, et timide seulement sur des questions de forme, avait émis sur l'art sur le style gothique en particulier) des idées originales dans son Mémoire descriptif du château de Bellver, dans sa belle Epitre sur le Paular et dans une foule d'autres opuscules ou de lettres échangées avec Bayeu, Antonio Ponz, Ceân Bermùdez. Nous y joindrons, quoiqu'il puisse plus justement figurer parmi les compositions historiques, l'intéressant et curieux mémoire Sur les divertissements publics, où sont condamnées les courses de taureaux.