‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 188 sur 263 · CHAPITRE III LA PROSE · texte numérisé non relu

CHAPITRE III LA PROSE

1. Vhistoire et l'érudition. — L'Iiistoire, à celte époque, prend un caractère érudit, ainsi que nous le verrons tout à riieure. Peu de vastes généralisations, de résumés d'ensemble, plus artistiques et littéraires que scientifiques, comme au temps de Mariana. Les antiquités nationales, en leur riche variété, sont étudiées dans les archives, dans les documeuts originaux, et ce travail patient, cette enquête si profitaltle produisirent alors quelques-unes des œuvrfs les plus estimables de l'érudition espagnoli'.

L'énorme ouvrage de Juan de Ferreras rl0;i2-l 733) en dixsept volumes, La Synopsis histôrica cronolôgica de Espana (1720-1727), traduite en français par d'Hcrmilly, avait supplanté en partii' l'histoire de Mariana, bien supérieure au point de vue littéraire. L'unique volume paru de la Historia (Ici Nuevo Munclo (1793), de J,-B. Muhoz (1745-1799), fait regretter que l'auteur, par suite des obstacles qui lui furent suscités, n'ait pu mener à bonne fin la vaste entreprise dont il avait été chargé. Nous avons signalé, dans le chapitre précédent, les ouvrages historiques de Jovellanos et de Quintana.

Le plus important des nombreux savants, critiques et érudits, que nous allons énumérer maintenant, est le Bénédictin galicien Benito Jeronimo Feijoo' (1675-1764). Ce

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