PÉRIODE ROMANTIQUE
nesse accueillit les ilocliines nouvelles se refroidil assez vite.
Ce fut- en poésie el au théâtre que le romantisme fit surtout sentir son action. Sa A'ogue, en dehors des causes générales, vraies pour l'Espagne comme pour la France ;et, en premier lieu, la faillite de l'école néo-classique), se justiliait par des raisons plus nationales. L'Espagne était comme le vestibule de l'Orient, si à la mode chez les romantiques. Elle avait gardé beaucoup du pittoresque que l'on reconnaissait au Moyen Age. .Le Romancero, la Comedia, le roman picaresque, paraissaient faits sur commande pour illustrer les principes littéraires des novateurs. Ici, c'était l'école classique qui était une étrangère, une intruse. En se faisant romantique, l'Espagne de 1830 semblait reprendre purement et simplement la tradition du Siècle d'or. Le romantisme, pour beaucoup de ses adeptes, pour Alcalâ Galiano par exemple, est, au premier chef, une cosa de Espana, une forme du patriotisme. El il est certain que cet apparent retour au passé souleva beaucoup moins d'opposition de l'autre côté de la frontière que de celui-ci. C'était une restauration, non une révolution.
Quatre noms caractérisent avec plus d'éclat que tous les autres la littérature romantique en Espagne ; ce sont ceux de Marti'nez de la Rosa, du duc de Rivas, d'Espronceda et de Zorilla '.
1. Voj'. sur la période romantique Enrique Pincyro. El l'omanlicismo en Espana, Paris. 1904.