‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 203 sur 263 · Obras, Madrid, 1883-84, 5 vol · texte numérisé non relu

Obras, Madrid, 1883-84, 5 vol

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ces dernières il sutiira de ciler : 1° La Mort de César, tragédie à rapprocher de celles de Tamayo, de Fernândez Guerra ij). Aureliano), de 'Gerlrudis de Avellaneda, qui essayèrent de galvaniser la tragédie classique, comme Ht chez nous Ponsard avec sa Lucrèce, en remontant directement aux modèles antiques. 2" El Hombre de Mundo, comédie (184o), le chef-d'œuvre de Tauteur. VEomme du monde est fondé sur une observation juste [Quien tal hace, tal lo paga), habilement mise en œuvre dans une intrigue bien conduite, naturelle et claire, et par un dialogue vil',' leste, tout en action, où l'esprit de l'auteur se dissimule, comme il convient, pour laisser parler ses personnages.

Tomâs Rodrîguez y Dîaz Rubî (1817-1890), qui devint,, lui

aussi, directeur du Théâtre Espagnol, académicien et ministre des Colonies, fut, jiendant tout le règne d'Isabel, l'auteur comique le plus populaire, et il ne cessa de produire en abondance des pièces de théâtre. Il n'a point d'ailleurs de spécialité bien nettement définie : la diversité est, au contraire, l'une des faces de son activilé»liltéraire. Il a touché successivement au saynète de coutumes populaires, dans la Feria de Mairena, dans Toros y cai'ms, dans Del mal et menos. Il s"est tourné aussi vers la haute comédie historique, soit qu'il y donne la prépondérance à l'élément comique, comme dans Alberoni 6 la astucia contra cl poder, La rueda de la Fortuna, qui raconte, en deux parties, l'histoire véridique de Zenon de Somodevilla, marquis de la Ensenada, ou La Corte de Carlos II; soit, au contraire, que l'élément tragique l'emporte, comme dans Las Borrascas del corazôn, — Isabcl la Catôlica, — Fernàn Cortés, — Los dos Validos, Les deux faooris (sur la chute du P. Nithard et son remplacement par Peùiiranda), - La Bandera negra (sur la mort de Luis de Haro, ministre de Felipe IV). On voit que notre auteur s'était fait une spécialité des aventures des illustres favoris, ce qui

était sage et prudent pour un ministre. Enfin Rubi a annoncé la comédie moderne, inspirée par une étude plus réaliste de la société, dans quelques-unes de ses meilleures œuvres, telles que El arte de haccr fortuna, — • El iiran filon. 11 a été, sous ce rapport, un iniliattur, comme Ventura de la Vega, et a servi de transition entre le romantisme et le théâtre des Eguilaz, des Ayala et des Echeearav.

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CHAPITRR m LA PROSE

1. Romanciers et peintres de mœurs. — De 1830 à 18.'>0 environ, c'est le roman historique qui est en faveur. Larra (voyez p. 438) écrit E/ Doncel de Don Enrique el Doliente (1834), remaniement, dans le goût du jour, de la vieille histoire de Maci'as el Enamorado. Espronceda échoua complètement dans son Sancho Saldana. Il s'en tint d'ailleurs à cet essai malheureux, tandis que Patricio de la Escosura ne cessa, de 1832 à 1830, de faire paraître une foule de récits, qui alors firent un certain hruhi El Conde de Candespina, 1832; — Ni Rey ni Roque, 1835; — La Conjuraciùn de Méjico, 1850). Le plus curieux de ses romans est Et Patiiana del Valle, histoire allégorique très embrouillée, imitée du Juif Errant. d'Eugène Sue, et qui avait la prétention d"ètre une peinture de l'Espagne pendant les premières décades du siècle. Marti'nez de la Rosa donna, lui aussi, son roman historique, Dofia Isabel de Solls, épisode de la lutte entre les Rois catholiques et les Rois maures do Grenade. Mais les meilleurs ouvrages de ce genre sont El Sefwr de liembihre (1844) de Enrique (iil, — histoire d'amour mêlée à celle de la chute des Templiers el placée dans les fr.iis paysages du Vierzo. — et Dona Blanca de Navarra, de Navarre Villoslada (1818-1895). Celui-ci publiaitencore, en 1877, son Amat/au los Vascos en el siijlo VIII. Coniuif le prouvent aisément des œuvres de cette nature, le genre se prête bien à l'étude des mœurs anciennes des provinces, et il confine, par bien des côtés, à l'histoire, comme dans le roman historique d'Amos

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