MESONERO ROMANOS
série d'instaiitant'es,qui constilueiit desdocumciils précieux pour l'historien. La callc de Tolcdo, — La comedia casera (ou Le théâtre de salon),— La proco^sion du Corpus, — Les foircsi — La capa vieja, — La casa à la antvjua, — Las visitas dcl dia, — El barbero, — El patio df correos, décrivent surtoul le vieux Madrid et la société qui s'en va. La n'-volution des mœurs apparaît dans Les coutumes de Madrid, — Le 30 du mois, — Les boutiques, — La politicomania, — Les jeunes fdles du jour, — La casa de bafws, etc. Mais son triomphe prochain, nous pouvons le prévoir mieux encore, en lisant : 1802 et J^32, — Les étrennea iel aifuinaldo), — Vélramjer dans sa patrie,— Le retour à Parif< (où les agabachados sont sr joliment tournés en ridicule), — Le chapeau et la mantille, etc. Il faut bien le dire : Mesonero est plutôt du côté du passt', non pas qu'il soit le moins du monde réactionnaire (le conflit entre les idées, les croyances, n'est point son iiibier i, mais toutes les importations étrangères en matière de modes, de langage, de manières, font éclater à ses yeux la gaucherie et la sottise des imitateurs. Il est résolument pour la mantille contre le chapeau, et ce n'est pas nous qui l'en Marnerons. Ses goûts archaïques apparaissent agréablement encore dans ses intéressants Mcmorias de un setentun[\%^\.), laudator temporis acti. Ses croquis deviennent parfois de vraies scènes de comédie (El amante corto de vista, — Tomar aires en un luijar, ou la Villégiature, — Le portrait, — Les provinciaux ipaletos] à Madrid). — La Noche de vêla pourrait être signée parBreli'm de los Heireros, et El dia de Toros, par Ramén de laCruz. — Hien de plus dilférent du style d'Estébanez Galderôn que celui de Mesonero: c'est un dessin à la mine de plomb, fin, juste, mais un peu pâle, à côté de l'aquarelle chatoyante ou du pastel des Escenas Andaluzas. Larra disait fort bien : Mesonero rctrata màs que pinta.
Estébanez Galderôn et Mesonero firent école : il se produisit pendant quelque temps une véritable épidémie ou, si l'on veut, on se livra à un jeu de société, que l'on peut appeler la typomanie. Les Tijpcs capagnoU, dus à la colla-