PÉRIODE ROMANTIQUE. — PROSE
boration de tous les peintres de mœurs, en restent le monument le plus complet. On y peut voir le portrait du Torero, par Rodriguez Rubi, de la domestique [criada] par Andueza, du maire de village (alcalde de monterilla) par Fermin Caballero, du greffier (escribano) par Gômez, du marchand d'eau \aguador) par Abenamar, de la gitane par Sébastian Herrero, du cocher par J.-M. Villergas, de Ihôte de province et de l'aubergiste par le duc du Rivas, du mousse igrumete) par Ribot y Foiilseré, de la cigarière pai- A. Flores, de Factionnaire par P. de Madrazo, etc. — C'est sur le modèle des Tipos que devaient être rédigées plus tard Las Espanolas pintadas por las Efipanoles, sous la direction de Roberto Robert, et Madrid ati dedans et au dehors, sous celle d'Eusebio Blasco.
4. Mariano José de Larra 1809-1837; est le membre le plus important du triumvirat satirique; sa satire n'est plus seulement morale, elle devient politique et sociale. Il avait débuté par une imitation d'une pièce française, Xo mâs mostrador [Les adieux au comptoir, 1831 \ mais son véritable début furent les Lettres du pauvre jaseur {Las cartas del pobre hablador, 1832), échangées entre le })achelierMungui'a, qui vit au fond du pays perdu et sauvage des Batuccafi,el son ami Xiporesas, type de l'indifférence espagnole. Lasalireest encore mesurée et courtoise, car on sortait à peine de l'absolutisme, et Cea Bermiidez venait de suicé-derà Calomarde. Mais les traits s'aiguisent et se multiplient, après la mort du roi Fernando, dans une foule d'arliclcs insérés, sous le pseudonyme de Fir/aro, dans la ftcvista espanola, la Revista Mcnsajero, El observador et El Espaùol. Tantôt le pamphlétaire harcèle les factieux Carlistes 'JSadie pasa sin hablar al portero, — El Faccioso, — La .ïvnta de Castel-o-Branco); tantôt il peint les travers, les manies nationales (En este pais, ô f: Entre que gentes estamos? — La vida en Madrid, — Vuelva, V. maîiana, — Cosas de Espaiia, — La diligence, — Métiers qui ne fo)U pas vivre, — Les Lettres diin libéral d'ici a un liliérat de là-has . — El dia de difuntos, di- 1S36, est