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LES PETITS GENRES

toutes ses auties pièces (Los laurclcs de un poeta, La opinion pùblica, La mariposa, Trata de btancas, et même Gloria, 1888K — Enrique Gaspar, qui a jugé avec beaucoup de ûuesse et de clairvoyance le théâtre contemporain, a mis à la scène quelques pièces qui ne manquaient ni de portée ni de style, entre autres las personas décentes fl890) [Lcfi ijens comme il faut). - Joaquîn Dicenta (né en 1860] débuta par El suicidio de Werther, tit quelque scandale au Théâtre Espagnol avec ses Irresponsables 1 890), mais son drame énergique, émouvant et audacieux de Juan José (1895) obtint un succès qui mit d'»Miiblée l'auteur en pleine lumière.

José Feliù y Codina était catalan (né en 1843, f 1897), et c'est L-n catalan qu'il a écrit la plupart de ses drames ou comédies. Mais il a enrichi le- théâtre castillan de ti'ois charmantes pièces, pleines de couleur et de saveur populaires, La Dolores (1892), Miel de la Alcarria (1895) et Maria del Carmen (1896).

L'un des auteurs dramatiques les plus renommés à l'heure actuelle est Jacinto Benavente, né en 1866. Son œuvre, où le trait aigu de la satire se dissimule sous des fleurs et des sourires, est déjà considérable (dix volumes). {El marido de la Tel lez, La comida de la^las fieras, Gente conocida, Lo cursi, Aima triunfante, Rosas de.otono, Los malheckoresdel bien, La princesa Bebé,etc.). — L'auteur n'a aucune prétention à prêcher ou à moraliser, mais son scepticisme moqueur est plus pénétrant que bien des tirades éloquentes. — Parmi les derniers venus, signalons Linares Rivas, l'auteur des Bodas de plata, et de El misrno amor.

Nous aurons plus loin l'occasion, à propos du grand romancier, M. Pérez Galdôs, de signalei' la place (^u'il occupe parmi les auteurs dramatiques, l'originalité et la valeur artistique de son œuvre théâtrale.

6. Cette revue rapide resterait cependant par trop incomplète si nous ne disions quelques mots du « petit théâtre «, du género chico, qui excite la bile des critiques acadé-miques, mais qui est, en somme, ou peu s'en faut, le seul genre

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véritablement vivant, et j'ajoutt-rais volontiers, national, ea sonceant aux précurseurs, à Ramon de la Cruz, le Madrilègne, à (lonzâlez del Caslillo, le (iaditain, à Robreno, le Catalan, à Eduardo Escalante, le Valencieu. Ce petit théâtre sans prétention, ijui n'évik' jias toujours le double écueil de la vulgarité et de la grivoiserie, peut se réclamer d'illustres antécédents. Sans remonter aux classiques, rappelons qu»^ \ers le milieu du siècle l'alliance dee musiciens et de librettistes tels que Larra, Ventura de la Vega, Rubi. Selgas, Romero Larranaga et bien d'autres, fit éclore en foule des zarzuelas vite populaires. La vogue du Théâtre de La Zarzuela, ouvert en 18b6, consacra le genre. Nous avons nommé l'un de ses fondateurs les plus féconds, Camprodôn. Ajoutons k sou nom ceux de Luis Olona il823- 1863), l'auteur de El duende, Don Simon, Los Magyares, etc., et celui de José Picdn, dont la charmante pièce l'an y Toros (i86i) paraît une réplique du Sombrero de très picos. Et nous arrivons ainsi aux contemporains, qui sont légion, et ([ue nous ne pouvons passer absolument sous silence. (Mlons donc parmi les fournisseurs les plus populaires du teatro por horas, Carlos Frontaura, né en 1834, qui est aussi le spirituel auteur des Tiendas {Les boutiques); — Miguel Ramos Carrion, né en 1847 iCada loco cou su Icma, Los sei'toritos, El noveno mandamiento, la Bruja); — Eusebio Blasco, né en 1844, qui d'ailleurs a écrit dans bien des genres plus élevés et se lit une solide réputation de journaliste ingénieux et spirituel ; — Ricardo de la Vega, né vers 1840 {La Verhenade la Paloma, Pepa la frescadiona. De Jctafe al Paraiso, La canciôn de la Lola, etc.) ; — Vital Aza né en 1851, Aprobados y suspensos, El sombrero de copa, El aenor yobernador, San Sébastian Martir, El senor Cura); — Javier de Burgos {Los Valientes); — Felipe Pérez {La gran via, l'elillos a la mar, etc.) ; — Miguel Echegaray [En primera clase. Sin familia, La fuerza de un nino, La credcncial, etc. i ; — Pina Domînguez, Eniilio S. Pastor, Sinesio Delgado, Tomàs Luceiio, Estremera, Lôpez Silva, rilomèri' do la Chidapena, le chantre réaliste des barrios bajos.

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