‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 213 sur 263 · I.i;s l'ETITS (.KMitS · texte numérisé non relu

I.i;s l'ETITS (.KMitS

Deux frères, qui écrivent en collahoralion. Scraf'Di (m- on 1871), et Jonqnin (né en IcST.'J Alvarez Quintero, ont dmiDé au tliéàtre, depuis nn.' douzaine d"années, une foule de sai/nt'les, de vandevilhs, de [)etiles \)\vres, jinjuclcs comicns, pasillos, dont 'luelques-uiis sont de véritables chefsd'œuvre de tinesse, de verve et d'obseï valion : El ojito derccho, El chiquiUo, La azotea, El traje de luces, Los piropos, Abanicos y panderetas, El nucvo servidor. Manntut de sol, etc. Parfois ils s'élèvent jusqu'à la véritable comédie, comme dans Los Galcotcs, El nido, Las flores, Ih-pita Reyes, La Zagala. El (jenio alegrc, etc. Sévillans, ils dépeignent à merveilb- les mœurs, les types, les manies andalouses,et reproduisent volontiers les formes mêmes et les tournures, ainsi que la prononciation nonchalante de la langue du cru. L'ensemble de leur œuvre fornii' un tableau extrêmement brillant et amusant de ce monde original.

7. Ce rapide résumé sutiit à donner une idi'C générale du théâtre en Espagne. Mais pour qui! fût complet, il faudrait parler ici du théâtre régional et dialectal, et en particulier du théâtre catalan, si original et si brillant, rival et parfois modèle du théâtre castillan. Ne pouvant sortir de notre domaine propre, contentons-nous de dire que ce qui attire surtout et séduit le gt'uie actif, pratique, positif des Catalans, au point de viie tliéâtral, c'est ce q\ii a été vraiment et ce qui est. El c'est pour(juoi, ce (|ue l'on trouve surtout dans ce répertoire, ce sont, d'une part, des drames historiques, où sont célébrées les grandeurs, les luttes, les tragédies de l'histoire catalane et, d'autre part, des tableaux de mœurs populaires à la ville et aux champs. 11 n'y a guère autre chose dans les œuvres dramatiques df Federico Soler isous le pseudonyme de Scrafi l'Itaira), d'' 'Vidal y 'Valenciano, de Guimerâ, l'auteur de ce vrai clief-d'o'uvri' qui se nomme Tierra Baja, d'Arnau, de Ferrer y Codina, de Feliû y Codina, et, plus près de nous, d'Ignacio Iglesias El cscorpiun, F)urli(lor, Fiirgo f'atiio, La rcclima, Ladroncs. La madrc ctertia. El corazôn del piicblo,

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La reina del corazon, Los viejos, Juventud), de Torrendell, de Santiago Rusiiiol, elc. — C'est en Catalogne également qu'écrivait le critique di^amatique qui a le plus contribué peut-êlre à propager en Espagne les doctrines réalistes, José Yxart (18o3-J89o). L'auleur de VArte escénico en Espafni a eu, à ce point de vue, une influence notable sur Guimerâ, sur Oller et sur tous ses contemporains.

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