ROMANCIERS DIVERS
tant d'œuvres peu banales [La Casa de Aizgorri, Aventuras , inventos y mLvtificaciones de SUvestre Paradox, Camnio de perfecciôn, El Maijorazr/o de Lahraz, et ce triptyque vigoureux : La Bttsca, Mala Hierba, Aurora lioja, suivi de La Feria de los Discretos cl de Los llUimos Românticos), permettent de prédire encore de beaux jours au roman esj>agnol.
12. Nous ne pouvons, dans un ouvrage comme celui-ci, entrer dans le détail de « la littérature qui se fait », — quelque suggestive qu'elle nous paraisse. Nous sommes condamnés aune énumération incolore, forcément superlicielle : c'est là cependant qu'est le mystérieux avenir des lettres espagnoles. — A côté -d'Ibânez, de Pio Baroja, d'Unamuno, citons donc encore : Ramon del Valle Inclân (né en 1869), précieux ciseleur de pbrases dans ses romans •{Sonata de primavera, — de estio, — de otono, — de invlerno, — Flor de santidad, — Jardin novelesco, — Jardin iimbrio, etc.), ou dans ses vers (Aromas de leyenda, etc.); — J. Martînez Rulz né en 1876j, observateur pénétrant de H l'àme castillane », soit dans le passé {El Aima castellana, tOOO-lSOOi, soit dans le présent (Los Pueblos, ensayo sobre la vida provinciana — Le Village, essai sur la vie provinciale), aussi bien que moraliste original {Antonio Azorin, — Las Confcsiones de un pequeno fdôsofo, — La Voluntad;; — Francisco Acebal, peintre exact des humbles dans Aires de Mar, Huella de aimas, Dolorosa ; — José Contreras, Rodolfo Gil, chantres de l'Andalousie; — Ciges Aparicio né en 1876 1, dont quelques œuvres, par l'originalité du style et le réalisme des sujets, firent sensation {Del Cautiverio ; Del Hospital; El Vicario) ; — Gregorio Martînez Sierra (né en 1882), qui excelle dans la novcla corta yAlmas ausentes, Horas de Sol, Pascua florida, Sol de la tarde, La Feria de Neuiliy, etc.), et qui est aussi subtil critique [La Tristeza del Quijote, Motivos' ; — Gabriel Miro (né vers 1881), aux descriptions si colorées et si exaites à la fois 'Iliiiân dé escenas — Suite de scènes] ; — M. Marti-
W8 ÉPOOLE COMHMPOliAlXE. — LE DOMAN
nez Barrionuevo, dont h-s nouvelles sont innombrables, et qui a mis en rumans les commandements de Dieu et de l'Eglise; -^ F. Trigo Aima eu los labios ; La sed de amar : Las ingenuas) ; — Antonio Hoyos (Cuestiôn de amhicntc ; Mors in Vita ; Frivolidad) ; — Alfonso Danvila, à la fois romancier [Lully Arjona ; La Coiiquista de la elegaiicia), et historien >J'ristôhal de Moura ; Luisa Isahel de Orléans; Fernando VI y Doi'ut Isabel de Draganza) ; — Lôpez Roberts [Las de Garcia Triz ; Lino Arnaiz, etc.) ; — Lôpez Valdemoro
Conde de las Navas), Tun de plus aimables conteurs et dti-s meilleurs bibliophiles {La docena del Fraile ; La dcccna, Kl Prociirador Yerbabiiena, La Nina Araccli, etc. ; — Gonzalez Anaya, et bien d'autres honorablement connus.
Le roman ann^icain ajouterait bien des noms à cetl'liste. Bornons-nous, pour ne point trop rallonger, à mentionner ceux de Fernândez Guardia, Dîaz Rodriguez, F. Grandmontagne, qui sont poètes aussi, de Martin Gil-
Prose rurale}, Manuel Ugarte Contes de la Pampa , Enrique Rodo [Ariel].