‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 37 sur 263 · Edit. de i'Acad. Esp.. Madrid · texte numérisé non relu

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scientifiquf, le Libro del Saber de Astronomia et les Tablax Alfonsies (1252)'; les manuels du joueur tréchecs [Açedrez], de dés iDados), de trictrac (Tablas); le Livre de la chasse Libro de la Monteria ou Tratado de la Venaciôn), qui ne paraît pas, au surplus, être relui qu'il avait composé et qui n'est pas peut-être davantatre d'Alfonso XI; le curieux Libro de las Piedras ou Lapidario. qu'il fit traduire de l'arabe « alors i]u'il était encore Infant », donc avant 12o2, par le rabbin Juda Ben Mosseh et (larci Pérez ; le Libro de la ochava Esf'era, et même le Septenario ou traité des Sept Arts (Trivium et OMarfrtriwm), résumé encyclopédique de la science du moyen âge, analoiiue au Trésor de Brunelto Latini, lequel devait être traduit pendant le règne suivant. Mais trois ouvrages, du moins, méritent une place dans l'histoire littéraire : La Estoria de Espana, Las Sietc Partidas et lesCantiyas de Santa Marin.

ii. La chronique d'Espagne. — La Crônica gênerai ou Estoria de Kspai'ia est une sorte d'histoire universelle en quatre parties, dont la première commence avec la création du monde et dont la quatrième s'arrête à Fernando III. L'auteur y accumule toutes sortes de récils empruntés aux sources les plus diverses, depuis la Bible et les auteurs de l'antiquité, jusqu'aux Cantares de Gesta, aux auteurs arabes (pour le Cid), aux traditions populaires et aux histuriens antérieurs (particulièrement aux Chroniques latines de l'archevêque de Tolède, Rodrigo Jiménez de Rada et de l'évèque de Tuy, Lucas). Nous avons noté déjà, comme particulièrement précieuses pour l'histoire littéraire, les ptrosificaciones des Cantares de gesta utilisés dans le récit. Même dans la rédaction qui nous est arrivée par Floriiin de Ocampo (Zamora 1541,, la seule répandue jusqu'à ces derniers temps, il est manifeste que de grandes différences de manière et de slyb' trahissent dans cette compilation le travail de plusieurs mains. .Mfonso en a été |dutôl l'inspirateur, le conseiller et l'éditeui'. il lui a donné ses soins, sa direc-

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