‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 40 sur 263 · Eilil. I'. Gayangos {B. A. K., t. Ll · texte numérisé non relu

Eilil. I'. Gayangos {B. A. K., t. Ll

bï 1) AI.FONSO X A .H AN II. — PROSE

même ce qui reste'. Sancho, s'il ne prit point part personnellement à la nklaclion, eut, du moins, le mérite d'inspirer l'ouvrage dit Lucidario, encyclopédie en demandes et réponses traitant, en cent six chapitres, toutes sortes de questions quelques-unes bien naïves et bien puériles) de religion, de morale, de théologie, d'histoire naturelle, d'astrologie, etc. Ce fut également sous son règne, et peutêtre par ses ordres, que Paredes et Géiniez traduisirent, du texte français, le Trésor de Latini.

Mais Sancho, quel que fût le goût qu'on lui prête pour la science, ne pouvait rivaliser avec son cousin, l'infant Don Juan Manuel 1281 y vers 1348!, lequel, malgré toutes les agitations d'une vie passée dans les luttes civiles et les expéditions contre les Maures, trouva le temps d'écrire de nombreux ouvrages-, l.ui-mème en avait dressé deux catalogues, l'un dans le prologue du Comte Lncanor, l'autre dans la préface générale de la rédaction détinitive, déposée au monastère de Peùafiel. Par suite de la perte de ce dernier manuscrit, plusieurs de ses œuvres ne nous sont point parvenues, par exemple, le Libro de los Sabios {sï tant est qu'il ne se confonde pas avec le Libro Infinido), le Libro de los Engeiios, ou fcivre des Engins de guerre, le Libro de la Caballeria, dont nous pouvons, d'ailleurs, avoir une idée assez précise, soit par son livre conservé dcl Cnballero et del Escudero, soit par son modèle, le Libre del orde de caialleria, du grand polygraphe catalan contemporain Ramc'm Lull 1236-i3ir>i, dont l'inlluence fut prépondérante sur Juan Manuel, ainsi que sur tous ses contemporains. Mais la perte la plus sensible pour nous est sans contredit celle du recueil de ses poésies ou Libro de los Cantares, et celle de ses Reglus coino se dche trovar, le plus ancien traité castillan de versification.

Son traité de la Chasse (Libre de la Caza)^, termin»' en 1326, n'a plus guère aujourd'hui d'autre intérêt que de nous pri'-

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