I. Rev. Ilispan.. w 17, p. 62 (Paz y Melia
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vantes. Dès le début du xu" siècle pour ne point remonter plus haut), il apparaît, très riche déjà, dans la compilation latine du. Juif aragonais, né en 1064, converti en 1106, Pedro Alfonso (Moséh Sefardi), la Disciplina clericalis, l'un des livres les plus lus et les plus pillés au moyen âge. Beaucoup des paraboles du fameux Barlaam et Josapliat, qui est, dans ses éléments primitifs, luii des plus vieux livres connus, s'y retrouvent, comme ils se retrouveront d;ins le Lihro de los Estados et le Conde Lucanor de Juan Manuel, dans les Castvjos de Sancho IV, et, au siècle suivant, dans les 466 contes du lÂhro [ô suma] de los Enxemplos por a b c^, de l'archidiacre Sânchez del Vercial, dans le Libro dit de los Gatos^, traduit d'Eudes de Chériton, et remarquable par l'âpreté de sa satire, ou .Mitin dans le recueil de fables, réunies sous le nom dr Ysopete historiado (Esope en histoires), ouvrages postérieurs, mais qui peuvent être cités ici parce qu'ils procèdent des mêmes sources et trahissent la même tendance didactique.
Cette tendance se maiiifesle encore, au xin'- siècle, par la traduction espagnole du Calila et Dimna\ faite directement de l'arabe, en 1261, par ordre d" Alfonso X, ainsi que dans le Libro de los engannos é assayamientos de las mugeres Livre des tromperies et des ruses féminines)^, traduit de l'antique Scndebor indien, d'après une version arabe, par D. Fadrique, frère du roi savant, en 12o3. ?Jotons, à ce propos, que le Dolopathos, la Historia de los Siete Sabios, la Historixi del Principe Erasto, le Libro de Condubete, ne sont qur des titres différents du même Sendebar, et constatons, avec M. Menéndez y Pelayo, que le Calila et Dimna, le Sendebar et le Barlaam furent les trois ouvrages capitaux que la littérature romanesque de l'Orient communiqua au