‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 71 sur 263 · Mcnénde/, Pelayo, Oriyenes de la Xovela. p. C.\L · texte numérisé non relu

Mcnénde/, Pelayo, Oriyenes de la Xovela. p. C.\L

VLONSO DE LA TOliRE. œUVRLS LATINES 121

Don Carlos de Viana, fils de Don Juan II, roi d'Aragon et de >'avarre (1421-1461. On sait que ce malheureux prince fut l'un des hommes les plus instruits de son temps. Il avait composé (1452-54) une Chronique des Rois de Navarre, quelques traités moraux, et des vers qui sont perdus. Il fut lami d'Ausias March. La Vision, sous une forme allégorique et par la bouche de la Raison, de la Sagesse, de la Nature, etc., personnifiées, résume l'amas indigeste de la science médiévale, que traversent parfois certaines idées nouvelles et hardies, dont il est douteux au surplus que l'auteur ait bien saisi lui-même toute la portée. L'ouvrage ne vit plus guère que par certaines pages, mieux écrites que la plupart des sommes analogues.

Toute la haute spéculation, d'ailleurs presque exclusivement Ihéologique, se sert encore du latin. Une partie importante de la pensée espagnole échappe ainsi à notre étude, ou ne nous appartient que par l'inlluence qu'elle exerce indirectement sur les lettres profanes. Parmi les théologiens de cette époque, le plus fécond (au point que sa redoutable fécondité passa en proverbe) fut Alfoiiso de Madrigal, évêque d'Avila, dit le Tostado 'r; 1450). Ses œuvres, en majeure partie latines, comprennent 24 volumes in-folio dans l'édition de 1615.

Ce fut aussi vers cette date que professait à Toulouse un barcelonais, Raimundo de Sabundc, dont Montaigne devait traduire l'œuvre principale et écrire « l'Apologie ». On sait quel cas l'auteur des Essais faisait du livre de la Theolugia naturalis sive Liber creatwarum, « basti d'un espaignol baragouiné en terminaisons latines », mais cependant « lro|» riche et trop beau pour un auteur duquel le nom soit si peu cogneu ».

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