‹ Précis d'histoire de la littérature espagnoleChapitre 86 sur 263 · I.E THÉÂTRE. — .ILAN DKL KNCI.NA 1 i.'i · texte numérisé non relu

I.E THÉÂTRE. — .ILAN DKL KNCI.NA 1 i.'i

<lu D. Quichotte, et si la li laminaire et le vocabulaire, à cette époijue, avaient délinitivement acquis la précision et la tixité qu'une lougue suite de bons écrivains allaient lui donner. La verve fougueuse de TaUteur, son éloquence s'épanchent largement, comme celle de Juan liuiz, mais sans l'entrave du mètre, ou comme celle de Martinez, mais avec plusd'éclat et de force que lui.

Le succ«'s de la Célestme fut rapide et complet, son influence sur le roman et sur le théâtre, considérable. Elle fut continuée, en prose et envers, commentée, imitée, mise sur la scène, traduite dans toutes les langues d'Europe. 0"est un des plus précieux cadeaux faits pur l'Espagne à la lilti'rature européenne.

7. Le théâtre. — Malgré quelques essais timides, le théâtre espagnol ne commence guère qu'avec Juan del Encina ' (146K-15.39? , dont l'activité littéraire correspond au règne des Rois Catholiques. Né probablement au village d'Encina de San Silvestre, élevé à Salamanque, il débuta par des poésies, qu'il publia en 1496, avec huit pièces dramatiques. 11 quitta l'Espagne pour Rome, où il devint << Familier de Sa Sainteté -> Alexandre VI. 11 y résida jusqu'en 1519, sauf pour s'acquitter des devoirs de la charge d'archidiacre de Mâlaga, qu'il avait obtenue (sans être prêtre encore) en l.-iU9. En 1.^19, il fit le pèlerinage de .lérusalem, où il célébra sa première messe. 11 a raconti'' son voyage dans le poème (en vei^tVarte maijor) de la Tricagia. Quelque temps avant, il avait changé l'archidiaconul de Mâlaga pour le prieuré de Leôn. On ne sait rien de positif sur ses dernières années.

Les œuvres d'Encina insérées dans son Cancionero, en 1496, sont : une imitation des hjjlofjues de Virgile, Las liiaôlkas, où abondent les allusions contemporaines ; des

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