Éd. A. M. F.ibié. Libr,>s i/e anlmio. t. III
156 SIÈCLE d'or. PRLMlÈliE PARTIE. — POESIE
(l'une misérable bicoque de Provence, a.jett- un voile mélancolique, reste sensible encore dans ses vers. La guerre, la politique, et ses gotits personnels le retinrent longtemps en Italie, oii il se lia avec quelques-uns des écrivains les plus célèbres de lépoque (de 1529 à 1330, puis de 1.^.32jusqu'en 1536). Il écrivait avec la même facilité des vers espagnols, italiens ou latins. L"inlluence des Italiens, et plus particulièrement du vieux Sannazar, de Bernardo Tasso et du jeune Tansillo, est aiséjnent reconnaissaiile dans toutes ses poésies.
Ses-œuvres ', d'ailleurs peu nombreuses, se composent de 3 églogues, de o caiiciones, de 2 élégies, d'une épître et de 37 sonnets. La première églogue > Salicio y i\'emoroso\ passe pour son chef-d'œuvre. Dédiée à D. Pedro Alvarez de Toledo, vice-roi de Naples de i.^32 à 1533 [Albano dans l'églogue;, elle célèbre, en stropbfs de 14vers bendécasylUibiques mêlés d'heplasyllabes ^ABCRACCddeKFeF), les infortunes amoureuses des bergers Sa/;cio (Garcilaso lui-même), dédaigné par son amie Galatea, et de Nemoroso Boscân? Antonio de Fonseca?), qui a perdu celle qu'il aime, Elisa [Isabel Freyre Fonseca?). — La 2"= églogue, en tercets qui offre quelques exemples de rima percossa ou au milieu de l'hendécasyllabe, autre emprunt à Sannazar), constitue TefToit le plus ambitieux de (iarcilaso; mais précisément l'efTort est trop visible. C'est une élégie : le berger Albanio raconte sa folie amoureuse, et l'auteur y a mêlé, grâce à un merveilleux mythologique assez déplacé, l'histoire résumée de la maison d'Albe. Quelques parties, spécialement le récit d'Albanio à Salicio, sont supérieures. — La troisième i'-glogue, en octaves, a pour protagonistes les bergers Tirreno et Alcino. Elle est dédiée à Dofia Marîa de la Cueva, comtessi' d'Urena pour laquelle, au milieu des combats, il <''<'rit ceit'' pastorale,
Tonmudn ora In cxpndd. o)ii la plainn.