LYRIOLE ITALIENNE ET ESPAGNOLE
/e.s- mètres caHUlam pour suivre ceuv d'Italie iContra los que dejan los meiros casteltanos y siguen los italianos). Si la petite iïuerre qu'il dirigea contre les « pctrarquistas -» n'empêcha pas le triomphe Qnal de ces derniers, plusieurs des flèches qu'il leur décocha restèrent cependant dans la blessure. — Nous ne possédons plus que quelques fragments de la comédie Coiulanza.
Antonio de Villegas, mort en IjIjI, rappelle, par certains côtés subtils et raflinés, les poètes de l'âge précédent. Il reprit à son tour les éternelles fables de Pt/rame et Thisbé, dWja.v et d'Ulysse; mais ses d\x-hu.[i Comparaciones en déci- 7nas sont ingénieuses, et sa lettre à Sesa d'une élégante facilité. Ses œuvres se trouvent d'ans un recueil posthume de 1565, Inventario de obras. Cet Inventario contient aussi un conte en prose insignifiant (.4 i«.senc«« y soledad de amor) et une nouvelle, qui est un chef-d'œuvre en son genre et dont il sera question page 189 : Historia de Abindarrâez y Jarifa.
Nous ne ferons que citer le capitaine D. Luis de Haro, cruellement traité par Gastillejo et dont nous ne connaissons que quatre pièces dans l'ancien style Cnncionero de Nâjera, 1554), et le capitaine aragonais Jeronimo Jiménez de Urrea, qu'il ne faut pas confondre avec son compatriote Pedro Manuel de Urrea (Voyez p. 123). D. Jeronimo, de quelques années plus âgé que son ami Cetina, se signala par quelques imitations ou traductions, dont se moquèrent à l'envi ses compatriotes, depuis Acuùa jusqu'à Cervantes La lira de Garcilaso , El Cavallero détermina do , Orlando furioso, la Arcadia, demeurée inédite), par un poème également inédit : El victorioso Carlos V, et par des vers éclectiques, tantôt dans le goût ancien et tantôt dans le goiu nouveau.
Gregorio Silvestre, portugais d'origine (1520-1569?), eut un talent bien supérieur aux précédents. Poète et musicien comme Encina, il passa presque toute sa vie à Grenade, où
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il mourut maître de chapelle. Il écrivit tout d'abord des rimas antUjuas, des Canciones dont les copias sans doute mises en musique par lui) furent célèbres, et qu'il glosa lui-même. Il glosa aussi le Pater eiV Ave Maria. Ses poèmes de Daphné, de Pyrame et Thisbé manquent décidément trop de nouveauté. Sa Rcsidencia ou Visita de Amor [Comptes d'amour) paraîtra trop maniérée. Mais nul parmi les poètes contemporains n'écrivit avec plus de succès dans la manière italienne, à laquelle il se convertit dans la suite ; ses sonnets, ses octaves, ses tercets furent rarement dépassés à celte époque. Ses œuvres furent publiées en l.'i82, en quatre livres, à Lisbonne, puis, en 1599, à Grenade. Ses drames religieux n'y figurent pas et paraissent perdus '.
L'on peut ranger parmi ces poètes hésitant entre les deux •'coles, Jorge de Montemayor, l'auteur de la Diana dont il sera question plus loin p. 187 . Ses poésies sont contenues .lans un cancionero spécial (Anvers, 1554), qui renferme ses ()bras de amores et ses Obras de devociôn. Parmi les premières, beaucoup de Canciones, de gloses (entre autres, celles des célèbres Copias de Jorge Manrique), de Villancicos, de poésies de cour, mais aussi un grand nombre de sonnets trente-troiS;, une épitre et deux églogues. Les œuvres de dévotion (prohibées par l'Inquisition en lo59) comprenaient, entre autres poésies pieuses, trois Autos de Navidad qui furent représentés. Pour avoir une idée complète de Montemayor, en tant que poète lyrique, il faut tenir compte des nombreuses pièces de vers contenues dans la Diana, parmi lesquelles celles de arte menor furent, avec raison, particulièrement appréciées. Elles forment un nouveau cancionero, plus lu assurément que celui de 1554. Montemayor traduisit en castillan (vers 15C0), la première partie des œuvres de Mossi'-n Ausias Mardi.