Malpighi, Anatome plantarum. Londres
3. Plumier donna d'abord le nom de MalprgMa à un genre de plantes de la famille des Erables, et plus tard on appela Malpiglnacées la famille à laquelle appartient ce genre. Ce sont des Dicotylédones, voisines des Acérinées et des Sapindacées.
« coquillages arrangés en dessins, étaient mêlés avec des « squelettes et des membres anatomisés ; et afin qu'on « n'eût plus rien à désirer, il avait animé le tout par des « inscriptions placées sur chaque chose et tirées des « meilleures poètes latins. Ce cabinet faisait l'admiration « des étrangers. Les généraux d'armées, les ambassa- « deurs, les électeurs, les princes et les rois eux-mêmes, « ne dédaignèrent point de le visiter. Le czar Pierre, pasce sant par la Hollande, en 1695, vit le cabinet de Ruysch. « Il fut tellement frappé de la beauté d'un petit enfant, en « qui brillaient toutes les grâces d'un enfant vivant de son « âge, et qui semblait lui sourire, qu'il ne put s'empêcher c( de le baiser, A son retour en Hollande, en 1714, il « acheta cette collection et la fit passer à Pétersbourg *. » Nous avons cédé au plaisir de citer ce témoignage qui est presque d'un contemporain, pourprouver le degré de perfection qu'atteignirent, au commencement du dernier siècle, les procédés de conservation anatomique. Ruysch a laissé une bonne description du tissu connectif et montré des vaisseaux capillaires là oii on n'avait jamais soupçonné leur existence; nous lui devons aussi la découverte de la couche interne de la choroïde ^, et la démonstration, contre Bils ^, de l'existence des valvules dans les lymphatiques et les chylifères.
Leeuwenhoeck peut à bon droit être considéré comme le premier des micrographes. Il a surpris ces atomes vivants qui sont les éléments essentiels de la vie de l'homme, et s'est laissé captiver d'une façon admirable par le monde des
1. Dictionnaire unioersel de médecine, traduit de l'anglais de M. James, par MM. Diderot, Eidous et Toussaint, 1746.
2. La couche interne de la choroïde porte le nom de membrane de Ruysch.
3. Bils, auteur d'une théorie bizarre sur la circulation du chyle, et dont le principal mérite est d'avoir ouvert la voie aux embaumeurs,
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infiniment petits; les observations histologiques firent l'objet de ses investigations constantes. C'est Leeuwenhoeck qui dès 1688 rendit évidentes, grâce au perfectionnement de ses microscopes, les anastomoses des artères avec les veines; c'est lui aussi qui démontra l'importance du sang, sa présence dans toute la série animale, et qui reconnut au liquide nourricier deux parties distinctes, l'une solide et l'autre séreuse, dans laquelle nagent des globules de couleur, de forme et de volume variables, suivant les espèces 011 on les observe. Il vérifia enfin la structure lamelleuse du cristallin et décrivit le premier les spermatozoïdes qu'avait aperçus^ en 1677, un de ses élèves, du nom de Louis de Hamman i.
S'il est vrai que ce prince de la micrographie ait beaucoup vu, il est aussi hors de doute que les verres grossissants eurent parfois pour lui trop de complaisances ; il crut alors voir ce qui n'existait pas, et édifia des théories que l'avenir n'a point justifiées.