Aph
246 DU XVIIe AU XIXe SIÈCLE.
canique sont d'ailleurs parfaitement distingués des phénomènes chimiques.
Les aliments subissent dans la bouche des transformations qui résultent du broiement, de la mastication et de l'action combinée delà salive, du mucus et de l'air ».
Plus tard, après avoir concédé une large part aux violentes contractions de la tunique musculeuse dans la digestion stomacale ^, Boerhaave ajoute :
c II ne faudrait pourtant pas croire que les causes précitées soient suffisantes pour transformer les aliments , il convient de leur ajouter : 1° la chaleur continuelle des parties voisines du cœur, du foie, de la rate, de l'aorte, du pancréas, du mésentère^ des artères, des veines ; 2° les battements innombrables de tant d'artères voisines du cœur et qui se distribuent à l'estomac, au diajîhragme, à l'épiploon, à la rate, au foie, au pancréas, au mésentère, au pélitoine ; 3" les violentes vibrations de l'aorte située audessous de l'estomac ; 4° la force du fluide nerveux, qui se trouve peut-être ici en plus grande abondance que nulle part ailleurs ; 5" la compression continuelle, réciproque, vigoureuse de presque tout le péritoine par le jeu du diaphragme '... »
« L'hématose estprodui te par les mouvements qu'imprime l'air au liquide contenu dans les vaisseaux pulmonaires*. >
Et à propos de la circulation, Boerhaave nous dit :
« Il n'existe dans tout le corps aucune partie sensible qui ne possède quelque petite artère ; les petites plaies, les microscopes, les injections sont là pour l'attester. Jusque dans la moelle des os on retrouve des membranes, des