Een artifex hydropis, dit- il
2. Son admiration pour Van Helmont a, croyons-nous , singulièrement illusionné le docte et compétent M. Mandon, lorsqu'il s'étonne de voir un pareil récit traité de conte de vieille femme (Mandon, loc, cit., page 63).
traitement qui soit toujours en harmonie avec les modalités pathologiques de l'archée.
Si la doctrine de Van Helmont fut fortement empreinte de. vitalisme, on n'en rencontra au contraire que de bien faibles traces dans François Dubois, aussi appelé Sylvius de Le Boë (1614-1672). Imbu des idées de Descartes en philosophie, il subordonna en médecine tous les phénomènes organiques aux seules lois de la chimie.
Comme Van Helmont d'ailleurs, Sylvius admit divers temps dans l'accomplissement de la fonction digestive, et sa description, plus exacte au point de vue anatomique, offre en outre le précieux avantage de ne pas faire intervenir d'archée ; c'est à la fermentation delà salive, du suc pancréatique et de la bile que l'auteur fait jouer le principal rôle.
La maladie provient de la distillation ou de l'effervescence de différents sels contenus dans lesliquides animaux, et toute sa pathogénie se résume dans l'altération des humeurs : les évacuer ou les neutraliser, tels doivent être aussi les fondements de sa thérapeutique. On employa dès lors les purgatifs pour combattre l'effervescence de la bile, les narcotiques pour en corriger l'âcreté, les excitants et les diaphorétiques^ dans le but de s'opposer aux acidités de la lymphe et d'en favoriser la sécrétion. Peut-être Sylvius, aussi peu conséquent avec ses principes que bon nombre de ses prédécesseurs, institua-t-il au lit des malades une médication moins incendiaire que ne l'auraient comportée ses théories; c'est du moins ce que font présumer ses remarquables succès pratiques. Il professa brillamment à Leyde * pendant longues années, et voulut attacher la célébrité de son nom à la vulgarisation de l'enseignement
1 . Sylvius gagna sans doute à être entendu, et son éloquence si vantée contraste étrangement avec la désespérante monotonie de son œuvre.
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clinique. « Il a donné, dit Eloy \ l'idée de conduire les écoliers dans les hôpitaux ; de leur expliquer, auprès du lit des malades, la cause desmaux qui affligent l'humanité, de leur en faire observer tous les symptômes, et de les instruire encore, par l'ouverture des cadavres, sur l'état des organes qui ont été le siège de la maladie. »
Dans ses conférences historiques *, le professeur Gubler s'est plu à établir d'ingénieux rapprochements entre les conceptions de Sylvius et les idées modernes ^ ; mais Daremberg a prouvé, par des études subséquentes, que ces comparaisons sont parfois trop absolues ou tout au moins un peu forcées.
Thomas Willis (1622-1675), aussi habile praticien que célèbre anatomiste *, modifia assez notablement dans son système chimiatrique ^ les doctrines de Sylvius de Le Boë.