Eloy, Bict. de Médecine
. 2. Gubler, Sylvius, on Viatro-cJiimisme. Conférences historiques de la Faculté de Médecine de Paris. Paris, 1865.
3. Gubler attribue, entre autres choses, à Sylvius, la distinction du sens de la chaleur et du sens tactile proprement dit.
4. « Willis sépara le cerveau en deux grands départements, qu'il attribua chacun à l'une des deux parties de cet organe. L'une de ces parties forme le grand cerveau, et l'autre le petit, connu sous le nom de cervelet. Willis prétendait que le grand cerveau était le siège des fonctions animales, et le cervelet celui des fonctions vitales, c'est-à-dire de la respiration, du mouvement du cœur et de quelques fonctions qui en dépendent.
« Le cervelet, suivant Willis, étant beaucoup plus dur que le cerveau, ses fibres ou ses petits tuyaux sont moins sujets à l'afEaissement, et voilà pourquoi il faut des causes considérables pour déranger et pour abolir les fonctions du cervelet. Le cerveau, au contraire, étant beaucoup plus mou, ses vaisseaux s'engorgent aisément, et étant engorgés, compriment les nerfs. De là vient que le cerveau étant fatigué par la veille et par les exercices de la journée, ses fonctions se font difficilement vers la nuit, ce qui occasionne le sommeil; de là la théorie des maladies soporeuses ou d'affaissement, des paralysies et d'autres accidents, qui ne sont dus qu'à la compression du cerveau, tandis que le cervelet résiste, par sa dureté, aux causes capables d'affaisser le cerveau. » {Recherches sur Vhist. de la méd., par Théoph. Bordeu. Nouvelle réimpression. Paris, 1882.)
6. II nous paraît boa de rappeler ici que la médecine humorale est restés
Tout corps se compose, pour le physiologiste anglais, de cinq éléments : l'esprit, le soufre et le sel, l'eau et la terre.
L'esprit est une substance volatile, éthérée, émanant du souffle, divin et à la fois source de la vie, du sentiment et du mouvement.
Le soufre est un principe d'une consistance un peu supérieure à celle de l'esprit ; c'est après l'esprit l'élément le plus actif et celui aussi qui s'évapore avec le plus de facilité. Les corps empruntent au soufre leur chaleur, leur consistance et leur texture, aussi bien que leur beauté et la diversité de leurs couleurs.
Le sel a une nature un peu plus fixe que l'esprit ou le soufre, il est moins prompt à s'évaporer; c'est lui qui donne aux substances leur poids et leur solidité. Il retarde la dissolution des corps, active leur congélation, résiste à la putréfaction, à la corruption, à l'inflammation. Il fixe et retient les particules trop ténues du soufre et de l'esprit; aussi les bois durs, les pierres et les métaux qui sontriches en sel, s'enflamment-ils difficilement et sont-ils plus réfractaires àla corruption.
L'eau est le meilleur véhicule de l'esprit et du soufre; grâce à son intervention, ces principes s'unissent au sel; sans elle, pas d'union possible. — Comme l'eau s'interpose aux fluides, ainsi la terre remplit les pores des principes solides; elle empêche un contact intime de leurs éléments actifs ; par sa viscosité elle retient ceux qui sont trop volatils et donne aux corps leur masse et leur volume ^
celle des gens du peuple, et on surprend fréquemment dans leur bouche des raisonnements assez analogues à ceux que tenaient, il y aura bientôt trois siècles, les Sylvius et les Willis, au nom de la science.
I. De fcrmentatione , sive de motu corporum naturalium inorganico. Caput II.