Bn mixte et du vivant
Mais quelle fut rapplication que lit de sa doctrine le célèbre professeur à la pathologie spéciale, c'est là le cadre que nous allons maintenant essayer de tracer; à d'autres de le remplir !
Comme partout ailleurs les mêmes principes régissent tout le système ; nous avons vu en physiologie la multiplicité des phénomènes vitaux groupée autour d'un moteur unique, l'âme raisonnable; de même aussi la diversité des dispositions causales est ramenée à une source commune, la pléthore *, et après avoir imaginé un merveilleux accord de l'être vivant tout entier, Stahlproclamel'unité des causes pathogéniques, et étudie ensuite une à une les diverses entités morbides qui en dérivent.
Les hémorrhagies occupent parmi elles une des premières places ^ ; il y insiste avec complaisance et désigne sous le nom de molimen hemorrhagiciim la fluxion qui précède tous les écoulements sang-uins ^. « On ne peut s'empêcher de reg-retter, nous dit Lordat, qu'il ait fait de ses opinions sur ce point le fondement de sa pathologie. »
Viennent ensuite les congestions locales (rhumatisme, inflammation , etc.) ; les spasmes.... Mais tenons-nous aux généralités "*.
1 . « C'est une racine, dit-il quelque part, qui nourrit presque toutes les branches de la pathologie. »
2. « Le mélange vicieux des éléments sanguins offre bien ses inconvénients ; il en a moins cependant que l'abondance excessive. »
3. Nous voyons Stahl insister à tout instant sur l'utilité des hémorrhoïdes et le danger de leur suppression. Il eut le tort toutefois de confondre les hémorrhagies utérines avec le flux menstruel, dont il ignorait le mécanisme. Enfin, dans son Traité intitulé Se venâ porta, porta maloritm, le chef de l'animisme retrace tous les dangers inhérents à la gêne circulatoire de la veine porte, qui est pour ainsi dire la porte par laquelle entrent une foule de maladies aussi variées de nature que de siège.
4. Comme le fait remarquer Lasègue, Stahl se plaît surtout à décrire le début et le développement des maladies. Ainsi, à propos de la goutte, il note soigneusement le gonflement des veines qui précède son apparition
Accepter de plein gré le naturisme en thérapeutique "revient à nier toute intervention de l'art ; aussi le traitement nous offre-t-il ici une merveilleuse simplicité K Le rôle du médecin se réduit le plus souvent à celui d'un observateur ordinaire, et la méthode naturelle est alors l'expectation. Parfois, cependant, il sera utile d'expulser les liquides altérés, et ces évacuations se feront ou par des saignées, ou par des purgatifs et des diurétiques. Dans d'autres cas, le mouvement demandera à être favorisé ou réprimé. Par les toniques, les alexipharmaques, les astringents, on remplira la première indication ; les tempérants et les narcotiques serviront à l'effet contraire.
Stahl suscita d'ardents admirateurs, mais il eut aussi des adversaires passionnés. Porte-drapeau du spiritualisme, sa doctrine reflète les idées religieuses de l'époque où il a vécu. S'il eut raison de s'appliquer à mettre en évidence l'influence du moral sur le physique et la différence qui sépare la matière brute de la matière vivante, la science lui saura toujours mauvais gré d'avoir trop fortement réagi contre l'application des études physico-chimiques à la médecine, et de s'être montré peu soucieux, dans ses théories , de la composition et de la structure du corps humain.
Aussi la médecine française se montra-t-elle peu favorable au Stahlianisme ; ne prenant en considération qu'un seul élément de la nature humaine, cette doctrine parut forcément incomplète et peu durable ^.
(Sydenham avait déjà attiré l'attention de ce côté), les spasmes et les troubles sécrétoires qui surviennent ensuite. De même aussi, dans la phthisie pulmonaire, l'hémoptysie, les douleurs scapulaires lui apparaissent clairement comme phénomènes précurseurs.