Ibid., page
286 DU xvn® au xix® siècle.
« Il est possible que la fin du principe vital soit relative à son origine. Ainsi, en supposant qu'il soit émané d'un principe que Dieu a créé pour animer les mondes, il peut, à la mort, se rejoindre à ce principe universel. Mais, dans cette supposition même, il peut périr sans que la puissance dont il est dérivé en soit affaiblie; de même que les rayons du soleil se réfléchissent, et se perdent dans l'ombre des corps opaques, sans que cette source de lumière puisse jamais être épuisée.
« Quelle que soit à la mort la destinée du principe vital de l'homme, lorsque son corps est rendu à la terre, son âme retourne à Dieu qui l'a donnée, et qui lui assure une durée immortelle ^ h
Somme toute^ Barthez eut raison de disting-uer les phénomènes physiques des phénomènes vitaux, mais il s^est trop complu dans les hautes sphères d'une spéculation nébuleuse, et on lui reproche à bon droit d'avoir immobilisé la science, en l'engourdissant dans l'idée d'un principe dont il ne connût lui-même ni la substance , ni l'essence propre *.
Affirmer sans démontrer ensuite, c'est présumer trop de sa raison et de ses lumières, c'est vouloir persuader aux autres une vérité qu'on ne conçoit qu'imparfaitement soimême. Le procédé peut être commode ou agréable, mais il est indigne de quiconque veut rallier à sa doctrine des esprits sérieux et ayant conséquemment des droits à être convaincus. Tel fut pourtant l'écueil oii vint se heurter le système vitaliste, et le terme si pompeux employé par Barthez , poétisé plus tard par Lordat ', ne