VARIETES
Ire
Sensible.
II« Insensible .
Bichat se demande encore, dans ses Recherches physio-
aperçû qu'elles nous offrent, c'est la remarquable différence qui les distingue des lois physiques. Les unes, sans cesse variables dans leur intensité, leur énergie, leur développement, passent souvent avec rapidité du dernier degré de prostration au plus haut point d'exaltation, s'accumulent et s'affaiblissent tour à tour dans les organes, et prennent, sous l'influence des moindres causes, mille modifications diverses. Le sommeil, la veille, l'exercice, le repos, la digestion, la faim, les passions, l'action des corps environnant l'animal, etc., tout les expose à chaque instant à de nombreuses révolutions- Les autres, au contraire, fixes, invariables, constamment les mêmes dans tous les temps, sont la source d'une série de phénomènes toujours uniformes. Comparez la faculté vitale de sentir à la faculté physique d'attirer, vous verrez l'attraction être toujours en raison inverse de la masse du corps brut où on l'observe , tandis que la sensibilité change sans cesse de proportion dans la même partie organique et dans la même masse de matière. »
1. « S'il est une circonstance qui établisse une ligne réelle de démarcation entre les deux vies, c'est sans doute le mode et l'époque de leur origine. L'une, l'organique, est en activité dès les premiers instants de l'existence ; l'autre, l'animale, n'entre en exercice qu'après la naissance, lorsque les objets extérieurs offrent à l'individu qu'ils entourent des moyens de rapport, de relation : car, sans excitants externes, cette vie est condamnée à une
logiques ', l'influence réciproque que peut exercer la mort des divers organes, et interroge cette mort sous toutes les formes qu'elle est susceptible de revêtir.
Il élève enfin par son génie l'anal omie générale au rang- •des autres branches de la médecine (1801). Son livre est un de ceux qui captivent en instruisant. Or, aux yeux de quiconque sait combien rarement de pareils ouvrag-es réussissent à charmer, le mérite de l'auteur n'est que plus éclatant '^.
A rencontre de Barthez et de la plupart des vitalistes modernes, ce n'est donc plus à un principe général et de nature inconnue que Bichat rapporte les actes vitaux, mais il en demande l'explication aux phénomènes les plus divers de l'organisme, et établit ainsi les caractères propres aux tissus vivants. Comme Haller, comme Lavoisier, il naquit créateur, et le temps ne pourra rien sur ce nom consacré désormais par l'histoire.
inaction nécessaire, comme, sans les fluides de l'économie, qui sont les excitants internes de la vie organique, celle-ci s'éteindrait. »
1. hes Bccherches physiologiques sont, à proprement parler, divisées en deux parties : la première s'occupe des fonctions de la vie animale et de la vie organique ; la seconde est consacrée au mécanisme de la mort.
2. « L'anatomie générale de Bichat est le premier tiavail scientifique sur l'histologie, et par cela même déjà elle est d'une grande importance pour cette science ; mais ce qui lui donne encore une haute signification, c'est que non seulement les tissus y sont envisagés au point de vue morphologique, et traités aussi complètement que possible, mais encore que les connexions des tissus avec leurs fonctions physiologiques et leurs états morbides s'y trouvent examinées dans tous leurs détails. » Çlntroduet. aux £léme?its d'Histologie humaine, par KoUiker, 2* édit. française revue par Marc Sée.)
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