‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 149 sur 179 · A treatise on scurvy, etc. Edimbourg · texte numérisé non relu

A treatise on scurvy, etc. Edimbourg

3. Some acconnt of a disorder of the Breast. In med. Trans. by the Collège of physicians of London, 1768. Tome II, page 59.

4. Géorgie, Circassie, Turquie, Tartarie, Aiabie, Chine, Bengale, Hindoustan, etc..

5. C'est à Lady Moutagu, femme de l'ambassadeur anglais à Constantinople, que revient le mérite d'avoir importé à Londres la pratique de l'inoculation ; elle l'expérimenta publiquement sur sa propre fille en 1721. La France accueillit cette méthode avec moins de faveur, et il fallut le zèle éclairé de La Condaminepour stimuler l'Académiedes sciences sur cette question.

hâtons-nous d'ajouter qu'elles furent aussi concluantes que possible, et, le 14 mai 1796, l'inoculation vaccinale était régulièrement mise en pratique par son inventeur. Elle fut d'ailleurs fort bien accueillie en Angleterre, nul pays n'était mieux préparé à cette découverte, mais ne se répandit en France que vers Tannée 1800*, époque à laquelle le gouvernement envoya des médecins à Londres pour étudier la question de plus près. Là, comme ailleurs, Jenner rencontra des adversaires passionnés et des désillusions nombreuses ; on fit de la vaccine la source de tous les maux qui affligent l'humanité. Mais il se forma par contre une société à Paris qui, sous la direction habile du duc de la Rochefoucault, s'était donnée pour mission de propager la vaccine. Peu à peu son efficacité devint de moins en moins douteuse ; les voix qui osèrent s'élever contre elle n'eurent plus grand écho, et tous les témoignages devinrent favorables à Jenner : la postérité n'a fait que confirmer ce jugement en lui assurant les honneurs d'un triomphe sans fin.

La fameuse Ecole d'x\llemagne nous présente^ elle aussi, trois grandes personnalités : Van Swieten, le savant commentateur de Boerhaave et le fondateur de l'enseignement clinique à Vienne (1700-1772), et ses deux élèves, de Haën (1704-1776) et Stoll (1742-1788) , rivaux l'un et r autre.

Gérard Van Swieten, premier médecin de l'impératrice Marie-Thérèse, n'usa de son crédit à la cour que pour le profit de la science et de sa profession. Il devint directeur de l'École de Vienne et fit preuve d'une érudition remar-

1. En 1800, leD' Colladon, de Genève, porta à Paris du virus vaccin que l'on expérimenta infructueusement dans le service de Pinel à la Salpêtrière. (Voy. hoTaia, Jenner et la vaccine . 1870, in-8.)

i quable , en commentant les aphorismes de son maître Boerhaave '.

Antoine de Haën, son élève de prédilection, appelé auprès de lui pour seconder ses grandes^vues de perfectionnement et de réforme, s'associa avec une généreuse ardeur à l'impulsion communiquée par Van Swieten aux études cliniques, et lui succéda ensuite dans cet enseig-nement, oii il déploya un talent immense et de rares qualités d'esprit. De Haën a laissé de bons écrits sur le tétanos, les hémorrhoïdes, la colique de plomb, etc.

Maximilien StoU lui-même, chargé d'abord par le baron de Stoerk de suppléer de Haën, fut nommé plus tard professeur titulaire de clinique médicale à l'Institut de Vienne. Aussi grand clinicien qu'habile observateur, il donna d'excellents préceptes sur l'examen des malades et contribua puissamment à élucider la question si obscure des constitutions médicales^. 'èonRatio medefidi est un recueil d'affections diverses, empruntant un cachet commun à une influence atmosphérique spéciale. La constitution bilieuse prédominait à Vienne ; ce fut elle aussi qui occupa la plus large place dans les œuvres de Stoll. Le tableau particulier qu'il traça des maladies envisagées isolément se recommande par la précision et l'exactitude dont il est empreint, non moins que par les minutieux détails qui s'y trouvent consignés, et mettent véritablement sous les yeux du lecteur l'entité morbide dont il s'agit. Si, en définitive, l'insuffisance de l'anatomie pathologique et le peu de certitude du diagnostic enlèvent aujourd'hui une certaine

1 . Commentaires sur les AjiJioHsmes d" Hermann Boerhaave, de la connaissance et de la cure des maladies, par Van Swieten. Trad. en fançais par ; Moublet. 1770.

j 2. Nous renvoyons Tolontiers, pour sa biographie scientifique et pour 1 l'étude de son œuvre, à la conférence faite par M. Parrot à la Faculté de médecine de Paris (1865).

notoriété aux célèbres leçons du clinicien de Vienne, leur lecture sera cependant profitable aux auteurs contemporains, puisqu'elle reflète en tout point le génie d'une scrupuleuse observation.

Parmi les médecins français de quelque réputation, il convient de nommer Chirac (1650-1732), Astruc (1684- 1766), Sauvages (1706-1767) et Pinel (1755-1826). Ces deux derniers furent de véritables nosologistes. Encouragé par les conseils de Boerhaave, le professeur de Montpellier appliqua aux maladies la méthode usitée en botanique et décrivit 2,400 espèces ; son nom est demeuré célèbre, malgré les fâcheux présages qui environnèrent sa naissance *.

La Nosographie de Pinel* éclipsa elle-même, dès son apparition, tous les autres travaux du genre. « Malheureusement, nous dit Daremberg^ Pinel fut un naturaliste et non un clinicien. »

Les études séméiologiques se tinrent au niveau de la clinique et de la nosologie. Dès 1760, un Allemand plein de patience et de sagacité, x^venbrugger 3, traçait les règles de la percussion, et Corvisart, en commentant la méthode du praticien de Vienne, servit de trait d'union à Avenbrugger et à Laennec, le célèbre inventeur de l'auscultation*, qui, lui, sut allier l'anatomie pathologique à la séméiologie, et « pratiqua, comme on l'a spirituellement répété, l'autopsie d'une personne malade sur le vivant ».

1. Sauvages naquit, dit-on, au moment d'une éclipse de soleil.

2. La Kosographie philosopMqxie se composait des cinq classes suivantes de maladies : 1" fièvres essentielles ou primitives ; 2" phlegmasies ; 3° hémorrhagies ; 4° névroses; 5» lésions organiques.

3. C'est dans son Inventnm novnm ex percnssione thoracis humani ut signo absfrvsos interni pectoris vwrbos detegendi, qu'Avenbrugger exposa son admirable découverte. «

4. Voir Traité de l'auscultation médiate et des maladies des pcumons tt du cœur. Paris, 1819, 2 vol. in-8.

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