Pline l'Ancien, Hist. naturelle
favorables; de là des prières sans fin^ des cérémonies bizarres. Durant longues années, les sacrifices ne s'offrirent point dans les temples, mais dans des endroits solitaires ou sur des montagnes élevées. Le soleil, la lune, la terre et les vents furent honorés comme des divinités, et plus tard à leur culte se joignit celui de Vénus sous le nom de Mitra i.
Il existait chez les Perses une sorte de taxe médicale intéressante à connaître : un prêtre avait droit aux soins du médecin pour une bénédiction, tandis qu'un chef de province devait pour lui un attelage de quatre bœufs et pour sa femme un chameau ^.
Le Ze?id-Avesta ^ nous dévoile encore une singulièi'e coutume : si le flux menstruel se prolongeait au delà de neuf jours, on rouait de coups la patiente pour chasser le démon qui entretenait chez elle cet état anormal.
Notons enfin le fréquent usage que faisait ce peuple d'une plante appelée le Hom ; il la croyait propre à guérir les maladies, à éloigner la mort, et à rendre ses prières et ses sacrifices plus agréables aux dieux qu'il voulait conjurer.