Livre écrit par Zoroastrc, sous la dictée d'Ormudz
c( que Joseph ordonna aux médecins d'embaumer le corps de son père Jacob ^ » .
« Les Egyptiens, dit Bossuet ^, étaient grands observateurs delà nature qui, dans un air si serein et sous un soleil si ardent, était forte et féconde parmi eux. C'est aussi ce qui leur a fait inventer ou perfectionner la médecine. »
Mais leur doctrine toute théurgique ne nous paraît aucunement avoir revêtu le noble caractère que nous lui reconnaîtrons chez les Grecs, et les prêtres ne se livraient guère qu'à de superstitieuses pratiques, où il serait difficile de découvrir quelque côté véritablement scientifique.
Ils considéraient Thoth (Hermès) comme l'auteur de la médecine, et Clément d'Alexandrie nous affirme que Moïse a été instruit dans cet art au pays des Pharaons ^. Le même auteur ajoute que le fameux Hermès composa- 42 livres saints, et que les six derniers d'entre eux concernent notre profession ; ils traitaient spécialement de la structure du corps humain en général, de celle des yeux, des instruments nécessaires pour les opérations chirurgicales, des maladies des femmes et des accidents que ces maladies sont susceptibles de provoquer. Malheureusement Clément d'Alexandrie est à peu près le seul à nous parler de ces écrits; Sprengel considère cette encyclopédie comme apocryphe, et d'autres auteurs l'attribuent aux prêtres égyptiens.
Ceux-ci, naturellement nombreux dans une nation oiî, comme on l'a si bien dit, « tout était dieu », jouirent des plus grands privilèges. Ils formaient un corps à part dans l'Etat, et pour soutenir la dignité de leur ministère, on leur avait donné le tiers des revenus du pays. Le sacerdoce