‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 20 sur 179 · Cet argent devait être employé à l'entretien du culte · texte numérisé non relu

Cet argent devait être employé à l'entretien du culte

3. In expeditione bellicâ, aut extra patriae fines peregrinatione, absque mercede curantur (Diod.).

4. Si Eusèbe eût été d'accord avec Jules l'Africain pour la durée des dynasties, le royaume d'Egypte, d'après le calcul hébraïque qu'il adopta, aurait commencé 401 ans avant la création du monde.

5. De Athotis, Thosarthri et antiquissimorum ^gyptorum anatomiâ fabulosâ, Helmstadii, 1739.

aurait vécu longtemps avant Ja création d'Adam, à une de ces époques où la mythologie engendre un si ténébreux chaos que l'œil humain ne saurait y pénétrer. Malgré la fausseté probable de cette date, sachons que l'anatomie fut assez anciennement étudiée en Egypte, mais qu'elle n'y fit aucun progrès.

D'après Diogène Laërce, on considérait les animaux comme formés de quatre éléments. Le corps de l'homme était envisagé lui-même comme composé de trente-six parties vouées à un nombre égal de dieux, auteurs de la santé et de la maladie. De là de superstitieuses pratiques de la part des Egyptiens envers ces dieux ou ces génies.

De nouvelles trouvailles archéologiques ont inspiré à M. le docteur Brugsch un savant article \ qui vient encore corroborer l'insuffisance des connaissances anatomiques de ce peuple.

La pathologie découle elle-même d'une sorte de théocratie mystique. Suivant quelques auteurs néanmoins, les prêtres, éclairés par la vue intérieure des cadavres qu'ils étaient obligés d'ouvrir pour les embaumer, accordèrent une certaine importance à la qualité et à la quantité des aliments comme causes des affections qu'ils observèrent, et ce serait ainsi qu'ils auraient été portés à conseiller l'usage des vomitifs, des purgatifs , des clystères ^... c( Après les Lybiens , dit Hérodote % il n'y a point

1. Brugsch, Ueber die viedizinischen Kenntnisse der alten Aegypter, etc., {Allgemeine Monatsschr, f. Wissensch. und Literat, 1853.)

Voy. aussi : Uhlemann, Thoth oder die Wissensch. der alten Aegypter^ nach, etc. Gœttingen, 1855.

2. Si l'on en croit Pline et Elien, l'usage des clystères vint aux Egyptiens de l'Ibis et de la Cigogne, qui introduisent leur bec dans l'anus et insinuent dans l'intestin un liquide destiné à le lubrifier,

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