‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 21 sur 179 · Hérodote, Livre II, cli. LXXVii · texte numérisé non relu

Hérodote, Livre II, cli. LXXVii

d'hommes si sains et d'un meilleur tempérament que les Egyptiens ; je crois, ajoute-t-il, qu'il faut attribuer cet avantage aux saisons qui ne varient point dans ce pays. » Et ailleurs ' le même auteur enseigne que les Phéniciens et les Tyriens de la Palestine avouent eux-mêmes avoir appris la circoncision des Egyptiens. Quoi qu'il en soit, cette pratique ne fut jamais érigée en règle générale : les prêtres, géomètres, astronomes et savants y furent seuls astreints.

Aristote fait mention d'une antique loi défendant aux médecins de remuer les humeurs avant le quatrième jour d'une maladie^ à moins qu'ils ne voulussent le faire à leurs risques et périls, o In .Egypto post diem quartum movere non licet medicis : quod si ante tempus facere conentur, suo periculo faciunt. » Ce précepte faisait probablement partie du code médical désigné par Diodore sous le nom de Livide sacré, et ce code est sans doute celui que Clément d'Alexandrie attribue à Hermès, et sur lequel devaient se régler les pastophores dans l'exercice de la médecine ; s'ils s'en écartaient et ne guérissaient point leurs malades, ils étaient punis de mort.

Deux genres d'affections prédominaient au pays des Pharaons : les maux d'yeux et les maladies de peau ^.

Enfin le fameux papyrus découvert par le docteur Ebers renferme encore des notions sur les maladies des femmes.

En résumé, doncla médecine était à son enfance ; confiée aux prêtres qui l'entouraient du mysticisme le plus secret et le plus ténébreux, elle se transmettait par eux à leurs descendants, obligés d'en dévoiler eux-mêmes les arcanes à leurs successeurs.

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