Les Italiens appellent de nos jours ce vent le sirocco
MÉDECINE DES GUECS AVANT mi>POCRATE. 5o
« Pour lui, nous dit LitLré, la diiïérence des sexes est due à ]a prédominance du froid ou du chaud dans les parents ; la ressemblance des enfants, à la plus grande quantité de fluide séminal que fournit le père ou la mère. »
Fabricius déclare a qu'Empédocle donna tous ses soins à l'étude de la nature et de l'art médical ' ».
Anaxarjore de Clazomène est resté célèbre par plusieurs de ses théories.
11 enseigna, le premier, que l'enfant dans le sein de sa mère se nourrit par l'ombilic, et émit le germe d'une idée qu'adopta Ilippocrale i^, à savoir que le fœtus mâle est toujours placé du côté droit de la matrice, et le fœtus femelle du côté gauche.
Anaxagore fit en outre dériver toutes les maladies de la bile, et prétendit encore que la main, apanage exclusif de l'homme, est le principal avantage que possède ce dernier sur l'animal.
Démocritc ' fut un des Grecs les plus illustres de son époque ; Sextus Empiricus l'a comparé à la voix de Jupiter ; Aristote lui adressa de grands éloges, et Schulze l'appelle Magniis Experimentor . Démocrite composa un grand nombre d'écrits médicaux qui, si nous les possédions, jetteraient une vive lumière sur l'histoire du temps *. En voici la liste, d'après Littré : 1" la nature de l'homme ou de la chair (2 livres); 2° des humeurs ; 3° des pestes ou des maux pestilentiels (3 livres) ; 4° des causes touchant
1. Naturai perscrutandas fuit studiosus Erapedocles et artis medicœ {Bibl. Grœc, tome I). •