‹ Précis d'histoire de la médecineChapitre 50 sur 179 · Celse, Préf. Livre I · texte numérisé non relu

Celse, Préf. Livre I

2. Au dire de certains auteurs, il aurait été contraint de quitter sa patrie, pour échapper au châtiment qu'il avait encouru, en incendiant le temple.

3. Il s'y serait livré, suivant Platon et Aristote, à un enseignement régulier de son art.

4. Cette légende semble suspecte à divers points de vue. Et d'abord on fait venir Hippocrate à la cour du roi Perdiccas, avec le médecin Cnidien Euryphon, association vraiment étrange. De plus, la ressemblance de cette histoire avec la merveilleuse cure attribuée à Erasistrate et la date relativement moderne des historiens qui la rapportent sont autant de raisons propres à faire mettre en doute son authenticité .

428 ^ ; malheureusement le fait est encore moins probable que le précédent, car Thucydide, qui a donné une excellente description de l'épidémie, ne nomme nulle part Hippocrate ^.

On est loin de connaître exactement l'âge auquel mourut ce dernier. Suivant les uns, c'est à 83 ans ; suivant d'autres,à90 ;pourquelques-uns, àl04, etsuivantd'autres enfin, à 109 ans seulement qu'il succomba. Quoi qu'il en soit, il parait vraisemblable qu'il termina ses jours k Larisse, en Thessalie. La légende ajoute que sur sa tombe se forma un essaim d'abeilles, dont le miel jouit de la propriété merveilleuse de guérir les aphthes, si fréquents sur la muqueuse buccale des nouveau-nés. Soranus de Cos nous apprend encore que les compatriotes d'Hippocrate offrirent des sacrifices en son honneur, le jour de sa naissance et à l'endroit même où il était né.

Nous diviserons, à l'exemple du professeur Andral, les commentateurs d'IIippocrate en trois grandes classes, etnous prendrons pour guide, dans leur énumération, les savantes, recherches de Littré , ce philologue éminent, dont la

1. a Le médecin Hippocrate n'a-t-il pas, dans une grande peste, sauvé non un seul champ, mais plusieurs villes? » (Varrou, De re rust.) — Actuarius affirme que le père de la médecine employa avec un succès merveilleux un antidote, dont il donne même la formule : Antidotum Hippocratis ad morbum pestilentialem quo usus corona Athenis est donatus. (Actuarii Joannis Metk. med., lib. V, p. 202. Venetiis, mdliiii.)

2. « Il est pour moi une preuve sans réplique, dit Anglada, qu'Hippocrate n'alla pas à Athènes pendant le règne de la peste. C'est que Thucydide ne prononce pas même son nom et ne fait pas la moindre allusion à un événement qui aurait dû laisser, dans les souvenirs de ce temps, une trace ineffaçable.... Comment croire qu'il n'eût pas salué l'arrivée du médecin le plus célèbre de l'époque apportant à une population décimée et en proie au désespoir un antidote souverain? Dans quel but le loyal et véridique chroniqueur aurait-il dissimulé un fait dont il aurait bien dû pressentir l'inévitable retentissement ? Le silence qu'il a gardé est un argument qui dispense de tout autre. »

Voir, pour les détails sur la peste d'Athènes, la thèse d'E. Mauriac. Paris,

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