ÉCOLE D* ALEXANDRIE
Tous les solides, chez les êtres vivants, sont doués, si l'on en croit les méthodistes, d'une faculté commune, sous Fempire de laquelle s'exercent toutes les fonctions organiques et vitales; cette faculté porte le nom de tonus ou de contractilité. L'excès de tonus (strictum) ou sa diminution (laxum) sont également aptes à engendrer la maladie. Le strictum représente assez bien l'irritation, et le laxum l'atonie des solidistes modernes. Il peut arriver que la tension soit trop forte dans certaines régions et trop faible dans d'autres : on a alors le mixtum ou moyen terme entre le strictum et le laxum.
A ces trois états correspondent des modalités pathologiques différentes ; dans le genre constrictif se rangent Tapoplexie,, l'iléus, la céphalalgie, etc.. ; au genre relâché appartiennent le choléra, les hémorrhoïdes; enfin la péripneumonie, la pleurésie, la dyssenterie, trouvent place dans le genre mixte. Mais l'arbitraire engendré par ce système est si grand, que l'hydropisie, par exemple, rattachée par certains méthodistes au strictum, est toujours placée par d'autres dans le laxum.
Nécessairement la thérapeutique qui résulte d'une pareille pathogénie ne saurait consister qu'à relâcher ce qui est trop serré etàresserrer ce qui est relâché ; c'est aussi ce à quoi s'étudient sans cesse les partisans de la doctrine ; la saignée, les cataplasmes, les sudorifiques, etc., sont journellement employés par eux dans le premier but, tandis que les frictions, les bains aromatiques, les boissons acidulés sont au contraire usités comme astringents. Enfin, dansle cas où l'opiniâtreté du mal est parfaitement reconnue, on a recours à la métasyncrisie, méthode perturbatrice par excellence, dont Aurelianus nous a laissé une bonne description * et qu'il appelle recoi^poraiio.