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Galien, Des lieux affectés

134 ÉCOLE d'alEXANDRIE. MÉDECINE ARABE.

des causes ou des affections, et par la différence des symptômes. Ceux-ci se trouvent, d'ailleurs^ divisés en deux grandes classes, dans les livres De symptomatiim causis et De symptomatwn differentiis^ suivant qu'ils sont dus à des altérations d'action de la vie animale ou produits par les altérations organiques de la vie naturelle. Le symptôme, au reste, ne réclame aucun traitement particulier et disparaît avec la maladie qui le tient sous sa dépendance.

Le pronostic se tire de certains signes : « Il y a trois sortes de signes prognostiques. Les uns regardent la coction ou la crudité des humeurs, les autres la mort ou la guérison du malade, les troisièmes sont pour les crises en particulier '. Tous ces signes dérivent de trois sources différentes : les trois sortes de facultés, les excréments et les qualités changées. » On juge de la durée d'une maladie d'après le mouvement de cette même maladie ; si le rtiouvement est prompt, elle se termine plus tôt ; s'il est lent, elle finit plus tard. Enfin, dans le livre De cauds morhorum, les ingesta,les excréta et les circumfusa sont rangés parmi les causes morbifiques.

Les maladies se divisent en trois grandes classes :

1° Maladies générales sans localisation particulière et dépendant d'une altération humorale. Fièvres,

2° Maladies générales avec localisation sur un organe quelconque. Fièvre pleurétique, fièvrepneumonique.

3° Maladies locales suivies de généralisation. Syphilis.

La pathologie spéciale embrasse toutes les maladies connues de l'époque, et le Traité De locis affectis est.

1. Galien admet les crises, les jours critiques, et a même le tort de préciser ces derniers avec un fâcheux absolutisme. Il nous a laissé deux livres intitulés ; De crUibus et De dicbus decretoriis.

comme le dit avec juste raison M. Boyer^, « un des plus beaux ouvrages de Galien en même temps qu'un des plus beaux monuments lég-ués par l'antiquité ». Les affections du système nerveux y sont étudiées avec soin, et une large place est faite à celles du cœur, du foie et de la rate ; les maladies de Tintestin, de la vessie, des organes génitaux sont ensuite passées en revue, et à propos de celles de l'utérus , on rencontre une théorie particulière d'après laquelle les symptômes dits hystériques seraient dus à la rétention du sperme :

« Que les symptômes dits hystériques passent à juste titre dans l'antiquité pour avoir leur racine dans l'utérus, cela est prouvé d'une manière non douteuse par ce fait que de tels symptômes se manifestent exclusivement chez les veuves et chez les femmes dont les règles sont supprimées. Que le sperme retenu ait une grande puissance pour produire l'hystérie , tandis que la suppression des règles en a peu, cela est également prouvé par les phénomènes qu'on observe chez les femmes mariées, mais dont les règles sont supprimées ^ ».

Dans le Traité de Pyrétologie,qu'Andral envisage comme tenant le milieu entre la pathologie générale et la pathologie spéciale, la fièvre est définie « une chaleur contre nature », et distinguée en essentielle et symptomatique.

Ses causes sont savamment énumérées •'', et le voisinage des marais occupe parmi elles une place importante *. Enfin, l'auteur nous enseigne que les fièvres intermittentes

1. Boyer, Dict. encycl. des se. méd. Art. Médecine (Hist. de la).

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