Galien, De locis affectis. Liber VI, cap. V
8. Miasmes, émanations provenant du malade , principes délétères , etc .
4. La découverte de cette particularité, faussement attribuée à Lancisi, appartient réellement à Galien.
136 ÉCOLE d'aLEXANDRIE. MEDECINE ARABE.
s'accompagnent assez souvent d'hydropisie et d'induration de la rate *.
L'idée qu'il se fit de l'inflammation est à peu près conforme à la façon dont on a coutume de l'envisager de nos jours : « Une chaleur excessive, dit-il, et comme une ardeur brûlante est chose commune à toutes ». Plusieurs variétés sont cependant distinguées, et c'est ainsi qu'elle est dite phlegmoneuse, pneumatique, œdémateuse, érysipélateuse ou squirrheuse, suivant que le sang, le pneuma, la pituite, la bile ou l'atrabile s'introduisent dans des parties qui ne les renferment pas physiologiquement. La terminaison par suppuration est enfin parfaitement connue et la gangrène fort bien décrite : « On appelle gangrènes les mortifications provenant d'une inflammation considérable ».
Si Galien dévoilait en pathologie de nouveaux horizons scientifiques, sa thérapeutique, croyons-nous, ne fut pas moins féconde en précieux enseignements. Dans son De arte curativâ ad Glaiiconem, le célèbre praticien reconnaît trois sources d'indications curatives : la première se tire de la maladie elle-même; la seconde concerne l'état des forces du sujet et la constitution naturelle de son corps ; la troisième enfin se rapporte à l'air ambiant. Trois ordres de moyens existent aussi pour venir en aide aux malheureux patients : la diététique, la pharmacie et la chirurgie.
Nous passerons sous silence la diététique, pour nous arrêter quelques instants sur les ressources que tient à notre disposition l'arsenal pharmaceutique. Les médicaments furent, en effet, l'objet d'une étude approfondie de sa part, et s'il déduisit leurs propriétés des qualités premières (chaud^ froid, sec, humide), il n'en distingua pas moins